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| De la fumée s’élève d’une centrale électrique dans la province de Wasit, en Irak. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
En 2025, la concentration moyenne mondiale de CO2 en surface était de 426,8 parties par million (ppm), soit 153% de la valeur préindustrielle de 1750, montre le nouveau bulletin. Des records ont aussi été battus s'agissant des concentrations de méthane et de protoxyde d'azote - les deuxième et troisième plus importants gaz à effet de serre persistants liés aux activités humaines - qui étaient respectivement de 1.948 parties par milliard (ppb), soit 267% du niveau de 1750, et de 339,1 ppb, soit 126% du niveau de 1750.
"Une nouvelle année, un nouveau record", a déclaré Ko Barrett, secrétaire générale adjointe de l'OMM.
"Ces 11 dernières années ont été les plus chaudes jamais observées, et cette tendance devrait se poursuivre. Le CO2 a une durée de vie très longue et aura donc un impact sur le climat mondial non seulement pendant des années, mais aussi pendant des décennies, voire des siècles", a-t-elle ajouté.
Les taux d'accroissement du CO2 ont triplé depuis les années 1960, passant d'une augmentation moyenne annuelle de 0,8 ppm à 2,4 ppm au cours de la décennie 2011-2020. De 2024 à 2025, la concentration moyenne mondiale de CO2 a augmenté de 2,8 ppm, soit une valeur supérieure à la moyenne décennale, mais légèrement inférieure à la hausse exceptionnelle observée entre 2023 et 2024, selon le bulletin.
"Le taux d'accroissement plus modéré de 2024 à 2025 traduit le rétablissement des puits de carbone terrestre ainsi que la réduction des émissions de carbone liées aux incendies en 2025, après le puissant épisode El Nino de 2023/24", a expliqué Oksana Tarasova, Fonctionnaire scientifique principale de l'OMM.
Toutefois, une augmentation annuelle de 2,8 ppm représente tout de même un apport considérable de carbone dans l'atmosphère provenant de la combustion de combustibles fossiles, a-t-elle noté.
"Nous pouvons nous attendre à une nouvelle hausse des concentrations en 2026, en raison de l'utilisation de combustibles fossiles et du développement d'un épisode El Nino de forte intensité, qui aura un impact sur les puits de carbone terrestres, comme cela a été le cas en 2023/2024", a prévu Mme Tarasova, avant d'avertir que "les risques liés à une diminution de l'absorption de CO2 par les océans augmentent également dans le contexte de l'évolution du climat".
L'OMM publie le Bulletin sur les gaz à effet de serre, l'une de ses publications annuelles phares, afin de fournir des informations scientifiques faisant autorité aux négociateurs de la Conférence des Nations unies sur le climat.
Xinhua/VNA/CVN



