Surnommé “le plus noble depuis des siècles”, le thé parfumé au lotus de Quang An (aujourd’hui situé dans le quartier de Tây Hô, à Hanoï) incarne l’un des joyaux de la culture gastronomique de la capitale.
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| Le thé au lotus du lac de l’Ouest, une spécialité subtile de Hanoï. |
Né de l’alliance subtile entre la douceur délicate du thé vert et le parfum pur du lotus Bach Diêp (nom scientifique Nelumbo nucifera) du lac de l’Ouest, ce produit d’exception exprime toute l’identité et le raffinement de Hanoï.
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| Lotus Bach Diêp (nom scientifique Nelumbo nucifera). |
Derrière cette saveur élégante se cache un savoir-faire traditionnel transmis de génération en génération. L’art du parfumage du thé au lotus est le fruit de la dextérité, de la patience et de la passion des artisans. De la sélection rigoureuse des ingrédients au long processus d’imprégnation du parfum, qui s’étend sur plusieurs jours, chaque lot de thé témoigne de la valeur d’un métier artisanal qui contribue à préserver l’héritage culturel de Thang Long-Hanoï.
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| Chaque lotus Bach Diêp est trié à la main, à parfaite maturité. |
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| Lotus Bach Diêp à demi éclos, prêts à parfumer le thé. |
Le parfumage du thé au lotus du lac de l’Ouest obéit à un rituel d’une grande minutie. À chaque étape, une couche de thé est recouverte d’une couche d’étamines (“riz de lotus”) prélevées au cœur de la fleur selon une proportion d’environ 200 grammes pour un kilo de thé.
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| Le riz de lotus, extrait des étamines de la fleur, se présente sous la forme de minuscules grains blanc ivoire, semblables à de petits grains de riz, fixés à de fins filaments jaunes. |
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| Étape clé et la plus délicate : prélever les étamines de lotus sans briser leur parfum. |
Le mélange est ensuite laissé en repos pendant deux à trois jours, avant que le thé ne soit retiré, délicatement séché, puis tamisé pour ôter les étamines fanées. Une nouvelle couche de riz de lotus frais est alors ajoutée, et l’opération recommence.
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| À 80 ans, Ngô Van Xiêm perpétue un savoir-faire ancestral. |
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| L’art du thé au lotus se transmet de génération en génération. |
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| En famille, les gestes s’enchaînent avec précision pour garantir un parfum optimal. |
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| Le thé au lotus fait partie intégrante de la vie des Vietnamiens depuis des siècles. |
Pour obtenir un kilo de thé au lotus, il faut ainsi répéter ce travail d’imprégnation du parfum cinq à sept fois. Ce n’est qu’au terme de ce patient processus, étalé sur quinze à vingt et un jours, que le thé révèle pleinement toute la profondeur et la subtilité de son arôme.
Texte et photos : Khanh Hoa - Phuong Nga/VNA/CVN