>> L'empereur du Japon arrive au Royaume-Uni pour une visite d'État de trois jours
>> Japon : l'économie résiste, mais l'impact du conflit au Moyen-Orient menace
>> Japon : baisse record de la population sur cinq ans
L'avenir de la maison impériale, qui selon la tradition descend de la déesse du soleil du shintoïsme, Amaterasu, repose actuellement sur le prince Hisahito, neveu de 19 ans de l'empereur Naruhito, âgé de 66 ans.
![]() |
| Des sympathisants agitent des drapeaux nationaux tandis que l'empereur Naruhito (3e à droite) apparaît au balcon du palais impérial avec l'impératrice Masako (2e à droite), leur fille la princesse Aiko (à droite), le prince héritier Akishino (3e à gauche), la princesse héritière Kiko (2e à gauche) et leur fille la princesse Kako (à gauche), à l'occasion du 65e anniversaire de l'empereur, à Tokyo, le 23 février 2025. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Si Hisahito n'a pas de fils, il n'aura alors aucun héritier et la lignée s'éteindrait, selon les règles en vigueur jusqu'ici.
Le trône du Chrysanthème a été occupé par des femmes à huit reprises dans l'histoire du Japon, la dernière ayant régné il y a environ 250 ans. Mais leur passage au pouvoir a souvent été temporaire.
Et l'ancienne loi sur la maison impériale de 1889 stipulait que seuls les hommes pouvaient devenir empereur, et uniquement par la lignée paternelle.
Cette disposition a été reprise en 1947 dans l'actuelle loi sur la maison impériale.
Elle exclut de facto la populaire princesse Aiko, 24 ans, fille de Naruhito, ainsi que les deux sœurs aînées du prince Hisahito, de toute possibilité de devenir empereur.
Le monarque n'a plus aucun rôle politique au Japon depuis 1947, mais est d'une haute importance symbolique.
Le texte adopté vendredi 17 juillet autorise le retour dans la famille impériale, par adoption, de parents masculins éloignés âgés de plus de 15 ans, à condition qu'ils soient célibataires.
Ils appartiennent à 11 branches de la famille impériale qui ont quitté le registre impérial après la défaite du Japon lors de la Seconde Guerre mondiale.
Leur ancêtre commun avec l'empereur actuel remonte au XVe siècle, selon l'Agence de la maison impériale.
Les nouvelles règles mettent également fin à la pratique selon laquelle les femmes perdaient leur statut royal lorsqu'elles épousaient un roturier.
En 2021 l'ancienne princesse Mako Komuro, nièce de Naruhito et l'une des deux soeurs aînées de Hisahito, a ainsi officiellement quitté la famille après avoir épousé un camarade d'université.
La législation a été adoptée après d'importantes tractations au sein du parti conservateur au pouvoir dirigé par Sanae Takaichi, première femme Premier ministre du Japon, qui s'oppose à la succession féminine.
Un sondage réalisé le mois dernier par le quotidien Mainichi a montré que seulement 23% des Japonais étaient favorables à ce que les fils de membres réintégrés de la famille impériale puissent devenir empereur, contre 34% qui y étaient opposés.
En revanche, plus de 70% soutenaient l'idée d'une femme empereur, et 40% celle d'un empereur issu d'une lignée maternelle.
La famille impériale compte désormais 16 membres au total, dont cinq hommes.
AFP/VNA/CVN



