>> Les États-Unis cherchent à empêcher Israël de participer aux nouvelles frappes contre l'Iran
>> Conflit au Moyen-Orient : les derniers développements
>> Moyen-Orient : nouveaux échanges de frappes entre Iran et États-Unis, pas d'accalmie
![]() |
| Une image rendue publique le 15 juillet par la marine américaine montre des appareils militaires volant en formation au-dessus du porte-avions George HW Bush en mer d'Arabie. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
L'armée américaine a affirmé, sur X, avoir attaqué dans la nuit de jeudi 16 juillet à vendredi 17 juillet "des dizaines de cibles militaires iraniennes comme des sites de surveillance côtière et de défense aérienne, des infrastructures logistiques militaires et des installations maritimes". L'Iran, de son côté, a rapporté des bombardements sur des ponts, un aéroport et une gare.
"Si les Américains frappent les infrastructures de la République islamique, alors toutes les infrastructures de la région deviendront des cibles légitimes pour l'Iran", a menacé un porte-parole de l'armée iranienne, cité par la télévision d'État.
Les forces armées du Koweït et du Qatar ont annoncé avoir fait face vendredi 17 juillet à l'aube à des attaques aériennes, et les sirènes d'alerte ont été déclenchées à deux reprises à Bahreïn.
Un porte-parole de l'armée iranienne, cité par la télévision d'État, a affirmé que la République islamique avait visé des sites militaires américains au Koweït à l'aide de drones explosifs.
Les médias d'État iraniens ont fait état dans la nuit de nombreuses explosions dans différents secteurs du Sud du pays.
"Les attaques se poursuivent et elles sont si violentes que j'en ai les mains qui tremblent", a raconté Hani, un professeur iranien de 34 ans habitant la ville d'Ahvaz (Sud-Ouest).
![]() |
| Des navires près du détroit d'Ormuz au large de Khor Fakkan, aux Emirats arabes unis, le 13 juillet. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
"Il y a eu au moins 11 ou 12 explosions. J'ai l'impression que mes oreilles vont exploser", a-t-il ajouté.
Selon la télévision d'État iranienne, les forces américaines ont bombardé deux ponts dans la région de Bandar Khamir, faisant sept morts, ainsi qu'une gare à Bandar Abbas et l'aéroport d'Iranshahr.
Bouchehr frappée
Bouchehr, ville portuaire située sur la côte sud-ouest où se trouve la seule centrale nucléaire du pays, a été frappée pour la deuxième fois en quelques heures, selon le gouverneur de la ville, cité par l'agence Irna.
Le président Donald Trump avait menacé dans la semaine de frapper les ponts et les centrales électriques du pays si les Iraniens ne revenaient pas à la table des négociations.
Les affrontements ont repris le 7 juillet après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent depuis le cessez-le-feu d'avril, minant les efforts diplomatiques pour mettre un terme durable au conflit.
![]() |
| Une image rendue publique par l'armée américaine le 15 juillet montre ce qui est présenté comme une frappe en Iran effectuée deux jours plus tôt. |
Déclenché le 28 février par des bombardements israélo-américains, il a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et n'en finit pas d'ébranler l'économie mondiale.
Le Pakistan, médiateur des discussions, a exhorté jeudi 16 juillet les deux parties à mettre "fin aux violences et à reprendre les discussions" dans le cadre du protocole d'accord signé mi-juin, qui a volé en éclats. Mais le négociateur-en-chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a prévenu qu'un accord "n'a de sens que lorsque ses clauses sont valides et appliquées".
Islamabad a aussi appelé à un "retour à la normale dans le détroit d'Ormuz", de nouveau verrouillé par l'Iran le week-end dernier. En réponse, les États-Unis ont rétabli leur blocus des ports iraniens.
Donald Trump "reste toujours ouvert à la diplomatie dans le même temps", a déclaré jeudi 16 juillet la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt. Selon elle, les Iraniens "ont fait savoir au président qu'ils veulent toujours conclure un accord. Nous leur parlons, mais, encore une fois, le président ne va pas les laisser tirer sur des navires dans le détroit sans conséquences".
Dans le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième du pétrole et du gaz liquéfié (GNL) mondiaux, le trafic s'est raréfié.
Les cours du pétrole restent relativement stables malgré la situation, avec un baril de Brent autour de 85 dollars vendredi 17 juillet.
AFP/VNA/CVN






