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| Frappes israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth, le 24 mars. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Dans la soirée, des images de l'AFPTV ont montré d'épais nuages de fumée s'élever au-dessus de la banlieue Sud, considérée comme un bastion du Hezbollah et qui n'avait pas été visée depuis le 20 mars.
Plusieurs frappes ont touché la zone, selon l'Agence nationale d'information (ANI), et des avions militaires israéliens ont été entendus alors qu'ils survolaient Beyrouth et ses environs à basse altitude.
L'armée israélienne, qui avait appelé les habitants à quitter la zone, a déclaré avoir "commencé à frapper les infrastructures du Hezbollah à Beyrouth".
Dans un communiqué, elle a également annoncé que "lors d'une opération visant à localiser des armes dans le Sud du Liban", des soldats israéliens "ont identifié plusieurs terroristes armés de la force al-Radwan du Hezbollah, qui prévoyaient de tirer un missile antichar sur les troupes".
"Ils ont été appréhendés (...) et transférés vers le territoire israélien pour un interrogatoire ultérieur", poursuit le texte, précisant qu'une "grande quantité d'armes et d'équipements a été trouvée en leur possession".
"La bataille contre le Hezbollah (...) ne fait que commencer", a assuré le 23 mars la porte-parole arabophone de l'armée israélienne, Ella Waweya.
Tôt le 23 mars, l'armée d'Israël a appelé la population à évacuer deux localités côtières proches de la ville de Tyr, dans le Sud du pays, affirmant agir contre le Hezbollah.
Un mort à Hazmieh
Le 23 mars après-midi, le ministère libanais de la Santé a indiqué qu'une personne avait été tuée dans "une frappe israélienne ennemie qui a visé un appartement de Hazmieh", quartier cossu proche du palais présidentiel et de missions diplomatiques.
Un porte-parole de l'armée israélienne a, lui, affirmé que la frappe avait visé "un terroriste de la force al-Qods", la branche des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution iraniens.
C'est la deuxième fois que cette banlieue Sud-Est de Beyrouth est visée, depuis le 2 mars, après une frappe qui a visé un hôtel à Hazmieh le 5 mars.
La Finul touchée
De son côté, le Hezbollah a annoncé une série d'attaques contre des troupes et des bases israéliennes dans le Nord d'Israël et le Sud du Liban, notamment à Naqoura, ville côtière frontalière, où le groupe chiite a affirmé avoir lancé des roquettes et des drones sur des soldats israéliens.
La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a indiqué le 23 mars que son quartier général à Naqoura avait été touché par un projectile, probablement tiré par "un acteur non étatique".
Le Hezbollah a également déclaré avoir ciblé des troupes israéliennes à al-Qaouzah, village situé à environ 2,5 kilomètres au nord de la frontière israélienne.
Ailleurs dans le Sud du pays, l'Agence nationale d'information (ANI) a fait état de plusieurs frappes israéliennes.
Pont stratégique
En parallèle du pilonnage des bastions du Hezbollah, Israël bombarde des infrastructures routières du Sud, utilisées selon lui par le Hezbollah, et entend "intensifier" ses opérations terrestres au Liban ainsi que son "contrôle" sur le terrain.
"Nous continuons à frapper à la fois en Iran et au Liban", a redit le 23 mars le Premier ministre Benjamin Netanyahu, ajoutant : "nous protégerons nos intérêts vitaux en toute circonstance".
Après avoir détruit un pont stratégique sur l'autoroute côtière de Tyr, Israël a bombardé un pont reliant deux régions du Sud du Liban à l'Est du pays, notamment la plaine de la Békaa.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé le 22 mars avoir ordonné de "détruire immédiatement tous les ponts au-dessus du fleuve Litani qui servent à des activités terroristes, afin d'empêcher le passage (...) du Hezbollah et d'armes vers le Sud".
Le Hezbollah est entré dans le conflit au Moyen-Orient le 2 mars pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour des frappes israélo-américaines sur Téhéran.
Depuis, Israël mène des représailles massives sur le Liban, qui ont fait plus d'un millier de morts et plus d'un million de déplacés.
Les deux nouveaux prisonniers de l'armée israélienne s'ajoutent à la liste des Libanais détenus en Israël depuis le dernier conflit entre Israël et le Liban.
En janvier, le député du Hezbollah Hussein al-Haj Hassan avait accusé Israël de détenir "20 prisonniers libanais", affirmant que 10 d'entre eux avaient été enlevés "sur le territoire libanais après le cessez-le-feu".
Et en février, le groupe islamiste libanais Jamaa islamiya avait annoncé la capture d'un de ses responsables, Atwi Atwi, par Israël, dans le Sud du pays.
AFP/VNA/CVN




