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Selon des experts, le Vietnam et l’Union européenne (UE) disposent d’atouts complémentaires favorisant le développement et l’application de cette technologie.
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| Docteur Nguyen Duy Cu, responsable de la recherche créative et du développement de produits au sein de Cyberlabs du groupe POST Luxembourg et vice-président de l’Association des intellectuels vietnamiens en Belgique et au Luxembourg. |
| Photo : VNA/CVN |
Dans un entretien accordé à la correspondante de l'Agence Vietnamienne d'Information à Bruxelles, le Docteur Nguyen Duy Cu, responsable de la recherche créative et du développement de produits au sein du groupe Cyberlabs du groupe POST Luxembourg et vice-président de l’Association des intellectuels vietnamiens en Belgique et au Luxembourg (ViLaB), a estimé que la coopération entre le Vietnam et l’UE dans le domaine de l’IA offre de nombreuses perspectives.
Selon lui, dans la course mondiale à l’intelligence artificielle, les États-Unis et la Chine sont actuellement considérés comme les deux principaux pôles, grâce à leurs avantages en matière d’infrastructures technologiques et d’écosystèmes de données. Toutefois, l’Europe a pris conscience de l’importance stratégique de ce secteur et multiplie les initiatives pour accélérer son développement.
Les atouts de l’Europe reposent sur une solide base scientifique, un système d’enseignement et de recherche de longue tradition ainsi que d’importantes ressources économiques. Plusieurs pays européens ont investi dans la construction de centres de données, d’infrastructures de calcul avancées et dans des programmes de formation spécialisés afin de développer des ressources humaines hautement qualifiées.
Par ailleurs, un nombre croissant d’entreprises technologiques et de start-up innovantes émergent sur le continent, capables de développer des modèles d’IA indépendants. Certains pays, dont la France, s’efforcent ainsi de bâtir un écosystème d’intelligence artificielle plus autonome, couvrant l’ensemble de la chaîne, depuis les infrastructures de calcul et les centres de données jusqu’à la recherche algorithmique.
De son côté, le Vietnam possède également des atouts notables. Le pays dispose d’une main-d’œuvre jeune, dynamique et capable de s’adapter rapidement aux nouvelles tendances technologiques. Ces dernières années, les ressources humaines dans les domaines de la science des données, de l’intelligence artificielle et des technologies de l’information ont été de plus en plus formées de manière systématique.
Parallèlement, le gouvernement vietnamien et de nombreuses grandes entreprises intensifient leurs investissements dans la transformation numérique et le développement d’applications d’IA, créant un environnement favorable à la recherche et à l’adoption de nouvelles technologies.
Selon Nguyen Duy Cu, si l’Europe dispose d’avantages en matière d’infrastructures technologiques, de ressources financières et de bases scientifiques solides, le Vietnam se distingue par la qualité de ses ressources humaines et sa capacité d’adaptation rapide aux technologies émergentes. La combinaison de ces atouts pourrait ouvrir de nouvelles perspectives de coopération dans le développement et l’application de l’IA.
Un autre facteur important réside dans la stabilité politique et institutionnelle du Vietnam. Des politiques claires et un cadre juridique de plus en plus transparent contribuent à renforcer la confiance des partenaires internationaux souhaitant mettre en œuvre des projets de coopération à long terme.
Selon l’expert, la coopération entre le Vietnam et l’UE pourrait se développer à travers plusieurs axes, notamment la mise en place de programmes de recherche conjoints, l’intensification des échanges de chercheurs et d’experts, ainsi que la création de laboratoires communs dans le domaine de l’intelligence artificielle.
La coopération entre les entreprises des deux parties dans le développement et le déploiement d’applications d’IA sur différents marchés pourrait également créer de nouvelles opportunités économiques et accélérer la diffusion de ces technologies.
L’intelligence artificielle peut être appliquée dans de nombreux secteurs socio-économiques. Au Vietnam, les domaines susceptibles d’en bénéficier rapidement sont notamment la santé et la gouvernance publique.
Dans le secteur de la santé, l’IA peut contribuer au diagnostic des maladies, à l’analyse des images médicales ou à l’optimisation de la gestion hospitalière. Dans l’administration publique, elle peut améliorer l’efficacité des services administratifs et soutenir la prise de décision fondée sur les données.
Selon Nguyen Duy Cu, afin de renforcer davantage la coopération entre le Vietnam et l’UE dans ce domaine, il est nécessaire de se concentrer sur trois axes prioritaires : le développement des ressources humaines, la construction d’infrastructures technologiques et l’amélioration du cadre politique afin de favoriser l’innovation.
Grâce à leurs atouts complémentaires en matière d’infrastructures, de ressources humaines et d’environnement politique, le Vietnam et l’Union européenne disposent ainsi d’importantes opportunités pour développer des modèles de coopération efficaces dans le domaine de l’intelligence artificielle dans les années à venir.
VNA/CVN




