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| Des navires arrimés dans le détroit d'Ormuz, le 17 mai. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Après plus de trois mois du conflit qui ont fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, de laborieuses négociations et de multiples volte-face de Donald Trump, les États-Unis et l'Iran ont fini par trouver une entente sur de grandes lignes.
Les informations ne filtrent qu'au compte-gouttes sur l'accord, un texte "très général" long d'"une page et demie", selon les mots du vice-président américain JD Vance sur CNN.
Avant même sa signature, un premier effet a été constaté dans le Golfe, selon la diplomatie iranienne : le blocus américain sur les ports iraniens, imposé le 13 avril en réponse au verrouillage du détroit d'Ormuz par l'Iran depuis le début du conflit fin février, a été levé.
Trois pétroliers de la National Iranian Tanker Company (NITC), chargés au total de 4,8 millions de barils de pétrole brut, ont franchi le périmètre du blocus, selon le suite de suivi maritime TankerTrackers. "Il s'agit des premières exportations de pétrole brut de l'Iran depuis deux mois", note-t-il sur X.
Plus tôt, la télévision d'État iranienne avait annoncé une reprise du trafic des pétroliers iraniens.
Donald Trump avait évoqué pour vendredi 12 juin une réouverture complète du stratégique détroit, dont la quasi-paralysie a fortement perturbé le trafic maritime mondial et fait flamber les prix du pétrole.
Le baril du Brent, référence mondiale du brut, est tombé mardi 16 juin pour la première fois depuis mars sous la barre des 80 dollars. Mercredi 17 juin vers 03h30 GMT, il perdait 0,32% à 78,71 dollars.
Vente de pétrole
Le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier, a rapporté que Washington autoriserait Téhéran à commencer immédiatement à vendre du pétrole et du carburant dans le cadre de l'accord, et, afin de faciliter ces transactions, lèverait des sanctions dans les domaines de la banque ou encore des transports.
Une incertitude demeure cependant quant à la gestion d'Ormuz : l'Iran ne compte pas revenir à la situation d'avant-conflit et entend facturer des frais liés aux services aux navires, alors que les États-Unis voudraient que le passage reste gratuit.
Dans une tribune au magazine Time, Ali Vaez, de l'International Crisis Group, estime que l'accord ne représente pas "une avancée majeure au sens large du terme". "Il ne rapproche pas les discours américains et iraniens, qui semblent irréconciliables, ne règle pas le différend nucléaire et n'inaugure pas un nouvel ordre régional", dit-il.
Mais il "offre un répit permettant à la diplomatie de tenter de se remettre de la violence qui a failli l'ensevelir".
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| Photo aérienne prise le 10 mai 2024 de l'hôtel de luxe du Bürgenstock, où doit être signé l'accord Iran - États-Unis . |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
La cérémonie de signature de l'accord se déroulera vendredi 19 juin dans un hôtel de luxe du Bürgenstock, une montagne surplombant le lac de Lucerne (Xentre), a indiqué le gouvernement suisse.
Le négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf sera présent à la signature, comme le vice-président américain JD Vance. Donald Trump se trouve, lui, en ce moment dans les environs, au sommet du G7 du côté français du lac Léman, à Evian.
La première séance de pourparlers visant à "parvenir à un accord final" d'ici 60 jours devrait "vraisemblablement" se dérouler dans la foulée, selon le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi.
Au programme, les questions où les divergences restent fortes : le programme nucléaire iranien et la levée des sanctions américaines qui asphyxient l'économie du pays.
Les discussions se dérouleront dans un climat de défiance alors que les précédents pourparlers ont été rompus à deux reprises par des frappes israélo-américaines.
"Nous avons un passif d'engagements non tenus, non appliqués, abandonnés, tout cela est présent dans notre esprit", a averti Abbas Araghchi.
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| Des habitants déplacés par les combats regagnent le sud du Liban, traversant le marché historique de Nabatiyé, au Liban, le 15 juin. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Le chef de la diplomatie iranienne a par ailleurs insisté mardi sur l'importance de mettre fin aussi à la guerre au Liban entre les forces israéliennes et le Hezbollah, dont le chef a remercié la République islamique pour son soutien.
En Israël, où l'accord américano-iranien laisse un goût amer, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a prévenu que ses troupes resteraient au Liban, en Syrie et à Gaza "aussi longtemps que nécessaire".
Et mardi 16 juin, quatre personnes ont été tuées par des frappes israéliennes dans le Sud du Liban, selon l'Agence nationale libanaise (Ani). L'armée israélienne dit avoir riposté à des tirs de roquettes du Hezbollah.
L'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si Israël ne cessait pas ses frappes au Liban, a prévenu le commandement des forces armées, Khatam al-Anbiya, dans un communiqué cité par la télévision d'État Irib.
AFP/VNA/CVN





