L'Iran affirme que la fin du conflit au Liban fait partie "intégrante" du protocole d'accord de paix

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a déclaré lundi 15 juin que le Liban et la fin de la guerre dans ce pays arabe faisaient partie "intégrante" d'un protocole d'accord de paix récemment finalisé entre l'Iran et les États-Unis.

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Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï. 
Photo : Xinhua/VNA/CVN

Il a tenu ces propos lors d'une conférence de presse hebdomadaire dans la capitale iranienne, alors qu'il soulignait la détermination de l'Iran à faire cesser les frappes israéliennes contre le Liban dans le cadre du protocole d'accord qui a été annoncé lundi matin entre Téhéran et Washington.

D'après M. Baghaï, mettre fin au conflit et établir un cessez-le-feu au Liban étaient également des éléments du cessez-le-feu du 8 avril entre l'Iran, les États-Unis et Israël, "et nous avons prouvé notre sérieux à cet égard par le passé".

Il a assuré que Téhéran continuera de surveiller l'évolution de la situation et qu'en cas de nécessité, il se servira de tous les outils à sa disposition pour faire en sorte que les autres parties respectent leurs engagements.

Le porte-parole a ajouté que le nom du Liban était cité à trois reprises dans le protocole d'accord afin de mettre l'accent sur la nécessité de mettre un terme à la guerre sur tous les fronts et de garantir le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des pays arabes.

Selon lui, à l'avenir, il deviendra de plus en plus clair que l'attaque israélienne de dimanche après-midi sur la banlieue de la Dahiyeh, au sud de la capitale libanaise Beyrouth, est devenue l'occasion de défendre les intérêts maximaux de l'Iran, du front de résistance et du Liban.

M. Baghaï a noté que l'Iran décidait de tout développement basé sur des évaluations précises des principaux intérêts du pays.

Il a énuméré plusieurs autres dispositions du protocole d'accord, dont la libération des actifs gelés de l'Iran et la reconstruction après les dégâts subis par le pays pendant la guerre, et souligné que dans le cadre de l'accord, les États-Unis s'engagent à mettre en œuvre des mesures relatives à ces deux questions.

De plus, a-t-il poursuivi, le protocole d'accord exige des États-Unis qu'ils lèvent toutes les sanctions à l'encontre de l'Iran, y compris les sanctions primaires et secondaires, celles qui ont été imposées par le Conseil de sécurité des Nations Unies, et les résolutions concernées adoptées par le Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Il a ajouté que ces questions, ainsi que celles qui sont liées au programme nucléaire iranien, doivent faire l'objet de discussions après la signature du protocole vendredi.

À la suite de la signature, l'Iran devrait aussi pouvoir vendre du pétrole, des produits pétroliers et des produits pétrochimiques sans aucune entrave.

M. Baghaï a souligné que les États-Unis seront responsables de toute violation des engagements des autres acteurs et des alliés américains dans la région.

Concernant l'avenir du détroit d'Ormuz, il a expliqué que l'Iran, et Oman qui est l'autre pays riverain, adopteront les mesures nécessaires pour garantir la sécurité du transit des navires par cette voie maritime.

Il a précisé qu'en vertu du protocole d'accord, l'Iran était à présent obligé de mettre en œuvre les mesures nécessaires à ces fins, en coopération avec Oman et en consultation avec les autres parties concernées. En outre, il a fait savoir que l'Iran voulait assurer la sûreté et la sécurité du trafic maritime dans le détroit.

M. Baghaï a mis l'accent sur le fait que l'Iran ne cherchait pas à percevoir des droits de passage auprès des navires traversant le détroit d'Ormuz, mais qu'il leur facturerait les services fournis en collaboration avec Oman, notamment liés à la navigation, à la protection de l'environnement et à l'assurance des navires.

L'Iran, les États-Unis et le Pakistan ont annoncé lundi matin 15 juin la finalisation du protocole d'accord entre Téhéran et Washington pour mettre un terme au conflit qui les oppose, après plusieurs semaines de négociations, et ajouté que le document sera officiellement signé vendredi 19 juin en Suisse.

Le 28 février, Israël et les États-Unis ont lancé des attaques conjointes sur Téhéran et d'autres villes iraniennes. L'Iran a répliqué par des vagues d'attaques de missiles et de drones ciblant les bases et actifs israéliens et américains dans la région, et il a resserré son emprise sur le détroit d'Ormuz en interdisant le passage aux navires appartenant ou affiliés à Israël et aux États-Unis. 

Xinhua/VNA/CVN

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