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La décision n°150/QĐ-TTg du 14 janvier 2013 constitue le cadre de référence pour l’identification des restes de soldats morts pour la Patrie et le développement des analyses ADN engagées depuis cette date.
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| Réception des échantillons de restes de soldats morts pour la Patrie pour l'analyse d'ADN. |
| Photo : VNA/CVN |
Élargissement de la technologie NGS-SNP
Dans le cadre de la Campagne de 500 jours et nuits, quatre établissements relevant de quatre ministères et organismes centraux sont chargés des analyses ADN : l’Institut de médecine légale militaire, l’Institut des sciences criminelles, l’Institut national de médecine légale et l’Institut de biologie.
Selon les objectifs fixés, 18 000 échantillons de restes doivent être analysés, dont plus de 17 000 ont été prélevés avant l’entrée en vigueur de la résolution n°26/2026/NQ-CP. Pour 2026, l’objectif est d’analyser 9 000 échantillons reçus avant le 1er juillet 2025.
L’Institut de médecine légale militaire dispose actuellement d’une chaîne d’analyse de l’ADN mitochondrial par la méthode Sanger, d’une capacité d’environ 800 échantillons par an. Entre 2021 et 2025, il a reçu près de 15 000 échantillons, en a analysé près de 4 000 et identifié 558 soldats morts pour la Patrie.
L’Institut expérimente également, avec l’Institut de biologie, la technologie de séquençage de nouvelle génération (NGS) combinée à l’analyse des polymorphismes nucléotidiques simples (SNP), afin d’améliorer les résultats pour les échantillons fortement dégradés.
L’Institut national de médecine légale maintient la méthode Sanger tout en expérimentant le NGS et la technologie SNP. Il fait toutefois face à un manque d’équipements spécialisés à haute sensibilité et de personnel hautement qualifié.
L’Institut de biologie est chargé de recevoir, de conserver et d’analyser les échantillons provenant de huit provinces et villes. Il coordonne également le transfert de la technologie NGS-SNP, avec le soutien de Vingroup et de sa Fondation Thiện Tâm, ainsi que la mise en œuvre d’un projet d’aide publique au développement financé par le gouvernement américain et bénéficiant d’un appui technique de la Commission internationale sur les personnes disparues (ICMP).
Une chaîne NGS-SNP doit être fournie à cinq établissements. La première livraison est prévue en octobre 2026 et la seconde en mars 2027, avec des réactifs permettant d’analyser 3 000 échantillons de restes et 3 000 échantillons de proches de soldats morts pour la Patrie.
Les premiers essais donnent des résultats encourageants. En 2025, sur 58 échantillons analysés au cimetière militaire de Tra Linh, dans la province de Cao Bang, 54 ont fourni des données SNP permettant une comparaison, soit 93 %. Les analyses ont permis d’établir des correspondances avec 14 familles et d’identifier cinq soldats.
Plus de 207 000 restes ont déjà fait l’objet de prélèvements
Selon le Comité national de pilotage 515, au 30 septembre 2026, des prélèvements avaient été effectués sur 207 656 restes, soit 98,15 % de l’objectif. Près de 120 000 échantillons sont actuellement conservés.
Par ailleurs, 265 761 échantillons biologiques de proches ont été recueillis, soit 106,3 % du plan. Environ 100 000 échantillons ADN ont été analysés et quelque 80 000 résultats ont été intégrés dans la base de données afin de permettre les comparaisons.
Le stockage constitue également un enjeu majeur. Le ministère de la Défense a modernisé les installations de l’entrepôt 708, portant leur capacité à environ 110 000 échantillons, et construit un nouveau bâtiment destiné à en conserver quelque 300 000. Sa mise en service est prévue avant le 30 avril 2027.
Renforcer les capacités face au volume des échantillons
Les quatre établissements chargés des analyses font toutefois état d’un manque de personnel et de moyens au regard du volume des échantillons à traiter. Les financements n’ayant été attribués qu’à partir d’août 2026, les procédures d’achat des réactifs sont encore en cours.
La dégradation ancienne des restes, liée notamment aux conditions climatiques chaudes et humides, complique les analyses. Le vieillissement ou le décès de nombreux proches rend également plus difficile le prélèvement d’échantillons de référence.
La technologie traditionnelle de l’ADN mitochondrial présente des limites en termes de délais et de taux de correspondance. Le NGS-SNP donne des résultats prometteurs, mais son transfert et son déploiement doivent encore être généralisés. Le partage des données sur les proches entre les organismes concernés doit également être amélioré.
La vice-Première ministre Tran Thi Thanh Tra, présidente du Comité national de pilotage 515, a demandé aux localités d’accélérer les prélèvements sur les restes et de les achever en 2026. Elle a également demandé au ministère de la Sécurité publique et aux localités de compléter cette année les prélèvements biologiques des proches afin de permettre l’utilisation des technologies ADN de nouvelle génération.
Selon elle, ces technologies nécessitent notamment des échantillons supplémentaires permettant d’établir les lignées paternelles et de renforcer ainsi les possibilités d’identification des restes des soldats morts pour la Patrie.
VNA/CVN



