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| Des soignants désinfectent des chambres d’isolement des personnes contaminées par Ebola, à l’hôpital général de Mongbwalu, le 23 mai. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
S'exprimant lors d'une réunion ministérielle en ligne organisée par l'Agence sanitaire de l'Union africaine (Africa CDC), M. Tedros Ghebreyesus a souligné que plusieurs aspects de cette épidémie "la rendent particulièrement difficile à gérer".
"Premièrement, le retard dans la détection de l'épidémie signifie que nous sommes désormais en train de tenter de rattraper une épidémie qui progresse très rapidement. Nous intensifions d'urgence les opérations mais, pour le moment, l'épidémie progresse plus vite que nous", a-t-il ajouté.
Le directeur général de l'OMS a prévu de se rendre mardi 26 mai en RDC avec le directeur exécutif chargé du Programme OMS de gestion des situations d'urgence sanitaire, Chikwe Ihekweazu, un épidémiologiste spécialisé en maladies infectieuses.
La RDC a déclaré le 15 mai une épidémie de maladie Ebola causée par le virus Bundibugyo, contre lequel il n'existe aujourd'hui ni vaccin, ni traitement spécifique, et qui présente un taux de létalité allant jusqu'à 50%.
"Jusqu'à présent, 101 cas ont été confirmés en RDC, avec 10 décès confirmés. Mais nous savons que l'épidémie en RDC est bien plus importante. Il y a désormais plus de 900 cas suspects et 220 décès suspects", a détaillé M. Tedros.
"Mais nous connaissons ce virus, et nous savons comment l'arrêter (...). La question est seulement de savoir à quelle vitesse nous y parviendrons, et combien de vies supplémentaires seront perdues avant que nous y parvenions", a-t-il poursuivi.
Cette épidémie d'Ebola est la 17e qui touche la RDC. Vendredi dernier, l'OMS a relevé son évaluation du risque pour la santé publique en RDC de "élevé" à "très élevé", le niveau maximal.
L'OMS continue pour l'instant de considérer ce risque comme "élevé" au niveau régional et "faible" au niveau mondial.
Dix pays africains risquent d'être touchés par le virus Ebola, en plus de la RDCongo - épicentre de l'épidémie - et de l'Ouganda, avait mis en garde samedi l'Africa CDC.
"Les pays limitrophes de la RDC sont particulièrement exposés et doivent agir immédiatement. En Ouganda, cinq cas ont été confirmés et un décès a été enregistré", a souligné le responsable de l'OMS.
Il n'a pas détaillé les mesures que ces pays doivent prendre mais, sur le terrain en RDC, l'OMS soutient les autorités nationales notamment dans la recherche des contacts, la création de centres de traitement et la communication sur les risques.
APS/VNA/CVN



