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Plus de 80 avocats, issus de plus de 60 cabinets, se sont inscrits pour défendre les droits et intérêts légitimes des accusés. Par ailleurs, en vue du procès, près de 60 personnes concernées ont été convoquées à l’audience.
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| L’ancien directeur de l’Administration alimentaire du Vietnam (VFA), Nguyên Thanh Phong. Photo : VNA/CVN |
Dans cette affaire, deux anciens directeurs de la VFA, Nguyên Thanh Phong et Trân Viêt Nga, ainsi que deux anciens directeurs adjoints, Nguyên Hung Long et Dô Huu Tuân, et 30 subordonnés, sont poursuivis par le Parquet populaire suprême pour «corruption passive» en vertu de l’article 354 du Code pénal. Parallèlement, 21 personnes issues d’entreprises et de prestataires de services sont poursuivies pour "corruption active" en vertu de l’article 364 du Code pénal.
Selon l’accusation, la VFA est un organisme spécialisé relevant du ministère de la Santé, chargé de conseiller et d’assister le ministre en matière de gestion et d’application de la loi relatives à la sécurité alimentaire. Cependant, entre 2018 et 2025, plusieurs fonctionnaires et spécialistes de cette agence auraient abusé de la réglementation pour solliciter et accepter des pots-de-vin en échange de l’évaluation et de la délivrance de divers permis. Il s’agissait notamment de certificats d’enregistrement de produits, de confirmations de contenu publicitaire, d’évaluations post-production et de certificats de bonnes pratiques de fabrication (BPF).
Afin d’accélérer le traitement de leurs dossiers, plusieurs prestataires de services et entreprises auraient conspiré avec des spécialistes de la VFA pour verser des "frais non officiels".
Le parquet a accusé Nguyên Thanh Phong d’avoir autorisé, en principe, les spécialistes de la VFA à percevoir des paiements illégaux de 5 à 10 millions de dông (190 à 380 dollars) par dossier auprès des demandeurs, en sus des frais réglementaires. Les gains illicites auraient été partagés entre Phong et ses subordonnés. Nguyên Thanh Phong est accusé d’avoir perçu entre 2,5 et 3 millions de dôngs par dossier.
Trân Viêt Nga, qui a occupé le poste de directrice adjointe de l’agence de 2018 à 2024, puis celui de directrice de 2024 jusqu’à son arrestation, était chargée de l’approbation des certificats de contenu publicitaire. Elle aurait exigé le versement d’au moins deux millions de dôngs par dossier aux responsables de la VFA. Après avoir reçu ces pots-de-vin, les spécialistes auraient reversé à Trân Viêt Nga entre 2 et 3,5 millions de dôngs par dossier.
Le Parquet populaire suprême a conclu que Nguyên Thanh Phong, Trân Viêt Nga et 32 subordonnés avaient abusé de leurs pouvoirs pour percevoir plus de 107 milliards de dôngs de pots-de-vin auprès de 21 personnes physiques et morales.
Nguyên Thanh Phong et Trân Viêt Nga ont été identifiés comme les instigateurs de ce système de corruption. Nguyên Thanh Phong aurait perçu 43,9 milliards de dôngs à titre personnel, tandis que Trân Viêt Nga en aurait empoché 8 milliards. Nguyên Hung Long aurait reçu 8,6 milliards de dôngs et Dô Huu Tuân 4,3 milliards de dôngs.
Par ailleurs, le parquet a inculpé 21 personnes pour avoir versé des pots-de-vin d’un montant total de 77,4 milliards de dôngs. Une autre somme de 27,5 milliards de dôngs, également soupçonnée d’avoir été versée en pots-de-vin, fait toujours l’objet d’une enquête policière.
VNA/CVN



