Plus d’un tiers de la Gen Z vietnamienne considère l’IA comme un soutien émotionnel

Selon la dernière étude de la société de cybersécurité Kaspersky, 35% des jeunes de la Gen Z au Vietnam se tournent vers l’IA pour discuter, rechercher un soutien émotionnel ou avoir le sentiment d’avoir un compagnon.

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La Gen Z, regroupant les personnes nées entre 1997 et 2012, est la génération qui utilise le plus activement l’IA dans la région Asie-Pacifique. La moitié des jeunes de cette génération déclarent utiliser l’IA quotidiennement ou presque. Parmi eux, une personne sur trois interagit et discute avec l’IA comme avec un ami.

La Gen Z vietnamienne se confie davantage à l’IA

La Gen Z vietnamienne partage le plus de secrets avec l’IA dans la région Asie-Pacifique. 
Photo : Kaspersky/CVN

Concernant les usages, 57% des jeunes de la Gen Z utilisent l’IA pour rechercher des informations, 54% pour leurs études et 50% pour trouver des idées.

Cependant, la Gen Z ne considère pas uniquement l’IA comme un outil utile. Près d’un tiers des jeunes de la Gen Z dans la région APAC (32%) déclarent utiliser l’IA comme un ami. Ce taux est supérieur à celui observé chez les autres générations. Cette tendance est également enregistrée dans plusieurs pays, notamment en Indonésie (39%), au Vietnam (35%), en Thaïlande (34%), en Malaisie (33%) et en Inde (32%).

Ces chiffres montrent une évolution du rôle de l’IA : d’une technologie utilisée pour des tâches précises, elle devient progressivement un "soutien émotionnel". De nombreuses personnes se tournent vers l’IA pour discuter, rechercher un soutien émotionnel ou avoir le sentiment d’avoir un compagnon.

L’utilisation de l’IA pour aborder des questions personnelles montre que cette technologie s’intègre de plus en plus dans les habitudes numériques de la Gen Z. Selon l’étude, 34% des jeunes de la Gen Z dans la région Asie-Pacifique déclarent utiliser l’IA pour partager des problèmes personnels qu’ils ne souhaitent pas confier à d’autres personnes. Le Vietnam affiche le taux le plus élevé, avec 42%, devant l’Inde (37%) et l’Indonésie (36%).

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Photo : Kyodo/VNA/CVN

Cette tendance peut donner aux utilisateurs un sentiment d’intimité et leur apporter un soutien émotionnel. Toutefois, l’IA n’est pas un ami en chair et en os. Ses réponses peuvent être inexactes ou inadaptées, tandis que les utilisateurs peuvent être plus enclins à partager des informations sensibles qu’ils ne le feraient avec des services en ligne classiques.

De nombreux risques auxquels la Gen Z est exposée

Bien qu’ils soient très actifs en ligne et à l’aise avec les technologies, de nombreux jeunes de la Gen Z sous-estiment encore les risques liés à l’IA. Selon le rapport, plus de la moitié des jeunes de la Gen Z dans la région Asie-Pacifique (51%) déclarent ne prendre que parfois des mesures de précaution, tandis que seuls 45% appliquent régulièrement des mesures de protection lorsqu’ils utilisent des services d’IA.

Cette situation est particulièrement visible en Malaisie, où 54% des personnes interrogées déclarent n’appliquer que parfois des mesures de protection. Il s’agit du deuxième taux le plus élevé parmi les marchés APAC étudiés par Kaspersky, derrière la Chine (60%). À l’inverse, l’Indonésie affiche le taux le plus faible, à 43%.

Les mesures de protection peuvent être aussi simples que de vérifier les informations auprès d’autres sources fiables et d’éviter de partager des données confidentielles ou sensibles. Ces précautions deviennent de plus en plus importantes à mesure que l’IA est davantage utilisée dans les études, la communication et les décisions personnelles. Les informations inexactes générées par l’IA peuvent avoir des conséquences sur les devoirs, les résultats scolaires ou les choix de la vie quotidienne.

Dans le même temps, lors de conversations avec l’IA, les utilisateurs peuvent involontairement partager des documents personnels, des mots de passe, des informations financières, des données de santé ou des messages privés. Plus ils abordent des sujets personnels avec l’IA, plus ils doivent garder à l’esprit que les informations saisies dans un service d’IA ne doivent pas être considérées par défaut comme confidentielles.

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Photo : VNA/CVN

Vladislav Tushkanov, responsable au Centre de recherche sur les technologies de l’IA de Kaspersky, estime : "Le fait que certains jeunes considèrent l’IA comme un ami montre que la relation entre les utilisateurs et la technologie évolue rapidement. Cependant, une conversation qui donne un sentiment de proximité n’est pas nécessairement une conversation privée ou totalement fiable. Les jeunes peuvent être confiants et curieux dans leur exploration de l’IA, mais ils doivent également prendre l’habitude de vérifier les informations, de protéger leurs données personnelles et de développer leur esprit critique face à toutes les réponses fournies par l’IA".

Mai Quynh/CVN

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