Éducation
Les sciences sociales et humaines, moteur intérieur et levier spirituel du développement

Lors du colloque scientifique national intitulé «Sciences sociales et humaines : savoirs, identité et ressources pour le développement du pays», organisé le 26 mars par l’Université des sciences sociales et humaines relevant de l’Université nationale de Hô Chi Minh-Ville, chercheurs, experts et décideurs ont débattu du rôle fondamental de cé sciences à l’ère de la transformation numérique, de la mondialisation et des exigences du développement durable.

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Les échanges ont permis de réaffirmer que les sciences sociales et humaines ne constituent pas seulement un pilier du savoir, mais aussi une ressource stratégique pour le développement national.

Dans un nouveau cycle de croissance, marqué par l’innovation, la numérisation et l’intégration internationale, ce domaine est appelé à dépasser sa seule dimension académique pour affirmer sa capacité d’orientation, d’impulsion et de création de valeur, au service d’un développement durable.

La rectrice de l’Université des sciences sociales et humaines relevant de l’Université nationale de Hô Chi Minh-Ville, Ngô Thi Phuong Lan, prend la parole à l'événement.

La Professeure Ngô Thị Phuong Lan, rectrice de l’Université des sciences sociales et humaines relevant de l’Université nationale de Hô Chi Minh-Ville (USSH), a souligné que ce colloque ne se limite pas à un regard rétrospectif, mais constitue une étape charnière tournée vers l’avenir. Il s’agit, selon elle, de définir de nouvelles orientations stratégiques, en partant d’un diagnostic lucide de la réalité, afin de bâtir des modèles de formation et de recherche adaptés. 

Le savoir humaniste est ainsi envisagé comme une « infrastructure immatérielle », essentielle à la préservation de l’identité nationale et à la diffusion des valeurs culturelles. Le colloque a également mis en lumière la responsabilité accrue des acteurs du secteur à l’ère numérique : renforcer la synergie des sciences et des technologies, accompagner la transformation numérique et convertir les connaissances en ressources de gouvernance capables de répondre aux enjeux concrets de la société. Autant d’éléments qui confirment le rôle des sciences sociales et humaines comme ressource endogène et moteur spirituel du développement.

Une vue du colloque.

Les communications présentées ont proposé une analyse globale de la place, du rôle et des perspectives de ce domaine dans le contexte actuel. Les sciences sociales et humaines y sont décrites comme une «infrastructure des infrastructures», constituant le socle du développement durable. Loin d’un rôle d’appoint, elles assurent une fonction structurante en orientant l’ensemble du processus de développement, où les valeurs culturelles, éthiques et l’esprit critique se transforment en capacités d’action et en puissance interne pour la nation.

Dans un contexte de transformation numérique et de mondialisation, le champ connaît une profonde recomposition, porteuse à la fois d’opportunités et de défis. La transition numérique ne se limite pas à une évolution des outils, mais implique une reconfiguration globale des environnements de recherche, des méthodologies et des modes de diffusion du savoir. L’émergence de l’histoire numérique, des mégadonnées et de l’intelligence artificielle élargit les capacités d’analyse, tout en imposant des exigences accrues en matière de rigueur scientifique et d’authenticité.

Les études ont également insisté sur la nécessité de renforcer les capacités d’évaluation de l’information dans la société numérique. Les sciences sociales et humaines ne se contentent plus d’analyser la société : elles participent désormais à la régulation de l’espace informationnel. Cette évolution appelle une redéfinition des méthodologies, des normes académiques et du rôle social de la discipline.

Au-delà de leur dimension académique, les sciences sociales et humaines s’imposent comme une ressource directe pour répondre aux problématiques concrètes. Dans le domaine de l’éducation, l’articulation des savoirs culturels, historiques et sociaux contribue à former des ressources humaines capables d’intégration et de dialogue interculturel. Dans la santé, elles constituent un socle essentiel pour bâtir des systèmes centrés sur l’humain. Elles jouent également un rôle déterminant dans l’orientation idéologique, la formation de la conscience politique et le renforcement des valeurs chez les jeunes générations.

À partir des résultats de recherche, les scientifiques ont formulé plusieurs orientations majeures pour le développement futur du secteur. Il s’agit notamment de promouvoir l’interdisciplinarité, en intégrant davantage les sciences sociales et humaines aux sciences et aux technologies afin de garantir une approche humaniste et une orientation fondée sur les valeurs. Parallèlement, une modernisation des méthodologies est nécessaire, s’appuyant sur la numérisation tout en préservant l’exigence scientifique et la profondeur analytique.

Enfin, les participants ont souligné l’importance de renforcer le rôle des sciences sociales et humaines dans l’élaboration des politiques publiques, en particulier dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la communication et du développement humain. L’ambition est de faire de ce champ une véritable ressource endogène, contribuant directement à l’amélioration de la compétitivité et à la durabilité du développement national.

Texte et photos : Quang Châu/CVN

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