>> Le conflit au Moyen-Orient impacte les exportations et le tourisme vietnamiens
>> L’ambassade du Vietnam en Israël renforce ses recommandations de sécurité
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| Un faisceau lumineux provenant d'un missile intercepteur lancé par le système de défense aérienne israélien à Tel Aviv, le 1er mars 2026. |
| Photo : Xinhua/VNA/CVN |
Cette mesure fait suite à la situation critique dans la région, notamment après les opérations militaires menées par Israël et les États-Unis contre l’Iran le 28 février, qui ont fortement perturbé la mobilité des voyageurs et des touristes.
Dans un document officiel publié le 2 mars, l’Autorité nationale du tourisme du Vietnam exhorte les entreprises à suivre et à actualiser en permanence l’évolution des conflits, à respecter scrupuleusement les recommandations diplomatiques et à maintenir un contact étroit avec leurs partenaires locaux et les missions diplomatiques vietnamiennes afin de garantir la sécurité des touristes encore présents dans les zones touchées, et à mettre en œuvre rapidement des mesures de protection des citoyens si nécessaire.
Hà Van Siêu, directeur adjoint de l’Autorité nationale du tourisme du Vietnam, a souligné l’importance de signaler immédiatement tout incident afin de coordonner et de résoudre les problèmes.
Les circuits touristiques vers le Moyen-Orient, notamment à Dubaï, aux Émirats arabes unis, en Turquie et en Égypte, sont suspendus. Des agences vietnamiennes comme Vietluxtour, Trang An Travel, Vietravel et VietFoot Travel ont interrompu leurs programmes dans la région.
Pour atténuer l’impact de cette situation, les voyagistes diversifient leurs itinéraires, privilégiant les destinations européennes reliées directement au Moyen-Orient, en utilisant des vols charters ou des correspondances via l’Asie de l’Est. Cette diversification permet de réduire la dépendance à un point de transit unique et d’assurer une flexibilité à long terme.
Malgré la situation, les experts estiment que les répercussions sont temporaires. Les compagnies aériennes internationales ont la capacité d’adapter leurs itinéraires et de garantir la sécurité des passagers, même si les prix pourraient évoluer et que les touristes adopteront une attitude plus prudente. Cela n’implique toutefois pas un gel de la demande touristique internationale.
Le Moyen-Orient demeure un marché dynamique, avec des réservations régionales avoisinant les 101,2 milliards de dollars début 2026, soit une hausse de 23% par rapport à la période précédant la pandémie de COVID-19.
VNA/CVN



