>> Le chef de la diplomatie française à Alger pour réinitialiser la relation France - Algérie
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| Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, à Montpellier, le 17 avril. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
M. Barrot s'est entretenu jeudi soir 23 avril avec le dirigeant Faure Gnassingbé et doit échanger avec son homologue Robert Dussey vendredi 24 avril, au moment où Lomé se rapproche de la Russie et tend la main aux juntes sahéliennes hostiles à Paris.
"Cela faisait plus de 20 ans qu'un ministre des Affaires étrangères n'était pas venu au Togo. C'était une anomalie, au regard de la densité, de la diversité mais aussi de l'ancienneté de la relation entre la France et le Togo", a déclaré Jean-Noël Barrot à la presse à l'issue de son entretien avec Faure Gnassingbé.
Le dirigeant togolais ne s'est pas exprimé.
Le Togo, petit pays côtier d'Afrique de l'Ouest, est une ancienne colonie française et un rare allié de la France dans la région, où l'hexagone a subi des revers diplomatiques et militaires.
Les relations entre Lomé et Paris s'étaient refroidies en juin 2025, lorsque le Togo avait suspendu pour trois mois la diffusion de France 24 et Radio France internationale, accusés d'avoir relayé des "propos inexacts et tendancieux" concernant des manifestations contre le pouvoir dans la capitale togolaise.
La dernière visite officielle française de si haut niveau au Togo remonte à 2016.
Le "président Faure mène une médiation très importante dans la région des Grands Lacs, sujet que nous avons abordé évidemment, de même que la situation au Sahel qui nous préoccupe et où le rôle du Togo est là encore très important", a ajouté M. Barrot.
Lomé a été désigné médiateur par l'Union africaine pour la gestion du conflit en République démocratique du Congo et dans ses pays voisins.
Le Togo est dirigé depuis 2005 par Faure Gnassingbé, successeur de son père resté près de 38 ans à la tête du pays. Une réforme constitutionnelle adoptée en 2024 lui permet de conserver le pouvoir sans limite de mandats.
AFP/VNA/CVN

