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| Le Dr. Vu Xuân Thành examine un patient et guide les étudiants en médecine lors d’une séance de pratique clinique. |
| Photos : SKDS/CVN |
Beaucoup de gens vous connaissent désormais non seulement comme médecin, mais aussi comme auteur-compositeur de chansons sur le monde médical. Comment cela a-t-il commencé ?
La musique fait partie de ma vie depuis l’enfance. J’écoutais souvent des chansons pour me détendre après les cours ou le travail. Avec le temps, écrire des paroles est devenu une façon naturelle d’exprimer mes émotions, parfois après une longue opération, parfois après avoir rencontré un patient dont l’histoire m’a marquée.La médecine est un métier exigeant, empreint de pression et de responsabilités. Je n’écris pas de musique pour fuir cette pression, mais pour la documenter, pour saisir les histoires de notre profession que nous n’avons parfois pas le temps de raconter avec des mots.
Sans formation académique, était-ce difficile de composer ? De toutes vos chansons, laquelle vous est la plus chère ?
Bien sûr, il y a eu des défis. Je m’appuie sur la technologie, notamment les outils d’IA, pour les arrangements et le traitement du son. Mais les paroles et les idées sont toutes issues d’expériences vécues. La technologie aide pour la technique, pas pour l’émotion.J’ai écrit sur de nombreuses étapes de la profession : les études, l’internat, l’enseignement, le travail clinique et même les sacrifices des infirmières et des techniciens. La chanson qui me tient le plus à cœur est "Bac si cung là nguoi binh thuong thôi" (Les médecins sont des gens comme les autres), car elle rappelle aux auditeurs que derrière la blouse blanche se cache une personne avec des émotions, des soucis, des joies et des limites bien humaines. Cette pensée me fait apprécier encore davantage le métier que j’ai choisi.
Vos chansons attirent un large public en ligne. Envisagez-vous que la musique prenne une place plus importante dans votre carrière ?
Non. Mon identité principale restera toujours celle de médecin et d’enseignant. La musique enrichit ma vie, elle ne remplace pas ma profession.Je travaille actuellement à la fois en clinique et à l’enseignement à l’Université de médecine et de pharmacie de Hô Chi Minh-Ville, où je forme des internes et des étudiants de troisième cycle en orthopédie et réadaptation.
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| Le Dr. Vu Xuân Thành. |
| Photo : SKDS/CVN |
Les médecins doivent également actualiser constamment leurs connaissances spécialisées pour améliorer leurs compétences professionnelles. La charge de travail est exigeante, mais elle m’apporte aussi de nouvelles expériences qui m’inspirent pour composer.La musique n’est qu’un aspect de la vie, un élément qui l’enrichit et qui m’aide à décompresser après des opérations difficiles ou de longues heures d’enseignement.
Quels retours avez-vous reçus des auditeurs ?
Beaucoup d’encouragements, surtout de la part de mes collègues et des étudiants. Certains étudiants en médecine disent que les chansons renforcent leur fierté d’avoir choisi cette voie. Des collègues m’ont confié les avoir écoutées après des gardes épuisantes et s’être sentis compris.
Des patients m’ont également dit que la musique les aidait à percevoir les médecins différemment, à comprendre ce qui se passe derrière les portes du bloc opératoire. Ce type de lien est très important pour moi.
Comment réagissez-vous aux critiques ?
Les critiques sont inévitables car la musique est subjective. Je ne suis pas musicien professionnel, donc je suis toujours ouvert à l’apprentissage. Ce qui compte le plus, c’est la sincérité, la capacité de la chanson à transmettre des sentiments authentiques et de l’empathie.
À l’occasion de la Journée des médecins vietnamiens (27 février), quel message souhaitez-vous partager ?
Je travaille sur une nouvelle chanson dédiée aux soignants, non seulement aux médecins, mais aussi aux infirmières, aux techniciens et à tous ceux qui œuvrent discrètement au quotidien.
J’espère que la société verra les professionnels de la santé non seulement dans les moments d’urgence ou de crise, mais aussi comme des personnes ordinaires qui portent de lourdes responsabilités. La musique est pour moi une manière douce de partager cette réalité.
VNA/CVN




