>> Trump suspend pour trois jours l'entrée en vigueur de nouveaux droits de douane pour le Canada
>> L'heure tourne mais toujours pas d'accord commercial entre les États-Unis et le Canada
>> Droits de douane : le Canada riposte, les États-Unis menacent de surenchérir
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| Un client achète du matériel de peinture dans une quincaillerie de Vancouver, en Colombie-Britannique, au Canada, le 25 août. |
| Photo : Xinhua/VNA/CVN |
Les surtaxes canadiennes concerneront l'acier ou les produits laitiers américains, mais aussi le matériel agricole, l'industrie du papier, l'électronique et les appareils électroménagers.
Leur niveau sera de 15, 25 ou 50% et leur montant correspondra au "dollar près" à celui des surtaxes américaines touchant le Canada depuis samedi 22 août, a détaillé le ministre des Finances, François-Philippe Champagne.
Ottawa n'a "pas choisi" de mener cette guerre commerciale qui représente un "défi sans précédent" pour le pays dont les États-Unis sont, de très loin, le premier partenaire, a souligné le ministre, dans une usine à Ottawa.
Mais le Canada, qui n'acceptera "jamais qu'un autre pays (lui) dicte la voie à suivre", est "uni dans sa réponse", a-t-il assuré aux côtés d'autres membres du gouvernement.
Le Premier ministre canadien Mark Carney a décidé vendredi 21 août de tenir tête à Donald Trump en rompant les négociations commerciales avec les États-Unis face aux conditions jugées "injustes" que voulait imposer la Maison Blanche.
En conséquence, Washington applique depuis samedi de nouvelles surtaxes touchant un total de 20 milliards de dollars de produits canadiens importés, parmi lesquels le ciment, les alcools ou les crosses de hockey.
"Riposte" promise sur l'automobile
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| Un porte-conteneurs amarré au port de Vancouver, en Colombie-Britannique, au Canada, le 25 août. |
| Photo : Xinhua/VNA/CVN |
Le président américain a encore fait monter lundi 24 août la tension d'un cran en annonçant une hausse des taxes douanières sur le secteur automobile canadien de 25% à 50% au 1er janvier prochain.
"Bien évidemment, nous riposterons" et "nous nous battrons pour chacun des emplois", a assuré la ministre canadienne de l'Industrie, Mélanie Joly.
Le gouvernement canadien a également dévoilé mardi 25 août une enveloppe d'un montant de 7,5 milliards de dollars canadiens (4,6 milliards d'euros), qui servira à soutenir la trésorerie des entreprises touchées, renforcer l'indemnisation chômage et créer un "Fonds de diversification pour un Canada fort" devant aider les secteurs affectés à trouver de nouveaux marchés à l'export.
Le gouvernement Carney a également fait appel à la fibre patriotique des Canadiens. "Acheter Canadien a plus de sens que jamais", a insisté le ministre des Finances.
Le pari de M. Carney présente des risques pour l'économie du pays, qui remontait la pente après être entrée en récession technique au premier trimestre. Mais sa décision est largement soutenue au Canada, où 76% des personnes interrogées ont dit soutenir la rupture des négociations dans un sondage publié ce week-end.
"Lac d'Amérique"
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| Des clients achètent des appareils électroménagers dans un magasin de Vancouver, en Colombie-Britannique, au Canada, le 25 août |
| Photo : Xinhua/VNA/CVN |
Mardi 25 août, Donald Trump, qui estime que le Canada abuse depuis des années de la générosité de Washington, a dit par ailleurs penser "sérieusement à changer le nom du Lac Ontario en Lac d'Amérique".
Car "nous ne comptons plus faire beaucoup de business avec l'Ontario", province canadienne située près de Détroit, où le secteur automobile est très implanté, a-t-il martelé.
Cette idée rappelle l'une de ses premières décisions après son retour au pouvoir, à savoir changer le nom du "golfe du Mexique" en "golfe d'Amérique".
Dans les rues de Washington, Ethan Johnson, dirigeant de start-up de 25 ans, assure ne pas comprendre l'offensive douanière menée par Washington contre le Canada. "Les arguments économiques et les calculs qui les sous-tendent n'ont pas de sens", a-t-il dit à l'AFPTV.
Lucas Feser, électricien de 29 ans du Wisconsin, dit au contraire "faire confiance à l'administration" Trump "pour négocier un accord plus strict" avec le Canada, estimant que les Etats-Unis ont "beaucoup donné à de nombreux pays".
Le gouvernement canadien a justifié sa décision de rompre les négociations notamment par les conditions posées par Washington sur la langue française, sujet politiquement sensible dans ce pays officiellement bilingue. Selon Ottawa, le projet d'accord remettait en cause la place des médias francophones en ligne ou l'obligation d'étiquetage bilingue des produits vendus au Canada.
"Jamais je ne me mêlerais des affaires des Canadiens francophones", a rétorqué mardi 25 août Donald Trump, dénonçant un "mensonge" de Mark Carney pour s'assurer du soutien de la province francophone du Québec.
Xinhua/VNA/CVN





