>> L'Indonésie apprécie le rôle des jeunes dans les élections présidentielles de 2024
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| Une rue de Jakarta, en Indonésie. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Avec un taux de croissance annuel d'environ 1,11%, la population du pays est estimée à 284,4 millions d'habitants en 2025, selon l'Institut national de la statistique (BPS).
Durant la période du "dividende démographique", de 2020 à 2030, la génération Z (personnes nées entre 1997 et 2012) est devenue le groupe démographique le plus important, représentant près de 28% du total, soit environ 75 millions de personnes.
Cependant, le dividende démographique, bien qu'offrant des opportunités, peut également constituer un problème s'il n'est pas exploité de manière optimale pour stimuler la croissance économique et le bien-être du pays.
Les données mettent également en lumière des défis importants : près de 10 millions de jeunes de la génération Z étaient classés NEET (ni en études, ni en emploi, ni en formation) en 2023. Ce chiffre, majoritairement féminin, souligne les problèmes persistants du chômage des jeunes et de la pénurie de compétences.
Début 2025, le hashtag #KaburAjaDulu, qui signifie "Échappons-nous pour l’instant", est devenu viral parmi les jeunes Indonésiens sur X (anciennement Twitter), les incitant collectivement à quitter le pays en quête de meilleures opportunités à l’étranger.
Outre un marché du travail de plus en plus concurrentiel, la jeune génération doit désormais faire face aux défis posés par l’essor rapide de l’intelligence artificielle (IA). Selon un rapport du Forum économique mondial (FEM), environ 23% des emplois seront modifiés par la généralisation de l’IA sur le lieu de travail.
Pour répondre aux défis actuels, le gouvernement indonésien a lancé un programme destiné aux jeunes générations : le Programme national de stages, inauguré en 2025. Le ministère de la Main-d’œuvre a indiqué que le programme avait atteint son objectif de 100.000 participants en 2025 et prévoit de se poursuivre en 2026 avec un nombre équivalent de participants, notamment de jeunes diplômés.
Wahyudi Askar, directrice des politiques publiques au Centre d’études économiques et juridiques (CELIOS), a estimé que le Programme national de stages pouvait accélérer la transition vers un meilleur accès à l’emploi formel.
VNA/CVN

