La Bourse de Paris recule sur fond de tensions entre États-Unis et Union européenne

La Bourse de Paris a terminé dans le rouge mardi 20 janvier, plombée par les tensions entre Bruxelles et Washington autour du Groenland, et dans l'attente d'un vote sur le budget en France.

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La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris. 
Photo : AFP/VNA/CVN

Le CAC 40 a perdu 0,61% à 8.062,58 points, en recul de 49,44 points.

La veille déjà, l'indice vedette parisien s'était fortement replié, perdant 146,92 points (-1,78%), pour s'établir à 8.112,02 points à la clôture, signant sa pire séance depuis le début de l'année.

"La nervosité grimpe sur les marchés financiers mondiaux avec l'escalade autour du Groenland", explique Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marchés chez IG France.

Les tensions entre Américains et Européens sont montées d'un cran au cours du week-end après que Donald Trump a menacé huit pays européens de nouvelles surtaxes douanières en raison de leurs prises de position sur le Groenland, un territoire autonome appartenant au Danemark.

Conséquence de ces menaces: le Parlement européen a décidé mardi 20 janvier de suspendre le processus de ratification de l'accord commercial entre l'Union européenne et les États-Unis, qui avait été conclu l'été dernier entre Washington et Bruxelles.

"La situation peut faire +pschitt+ ou peut totalement dégénérer. Ce qui est sûr c'est que l'incertitude va rester sur les marchés dans les prochains jours", résume Vincent Juvyns, d'ING, interrogé par l'AFP.

Le luxe à nouveau dans le rouge

Les valeurs européennes du luxe, pour qui les Etats-Unis sont un marché crucial, ont encore reculé mardi 20 janvier, après une séance en net recul lundi 19 janvier. À Paris, LVMH a perdu 2,20% à 570,0 euros, Hermès 1,18% à 2.088,00 euros et Kering 2,60% à 269,65 euros.

Même mouvement du côté des entreprises du secteur automobile exportant sur le marché américain. Stellantis a perdu 1,69% à 8,08 euros.

Donald Trump a aussi menacé mardi 20 janvier d'imposer des droits de douane de 200% sur les vins et champagnes français en réponse au refus d'Emmanuel Macron de rejoindre son "Conseil de paix", qui s'octroie la mission de "promouvoir la stabilité" dans le monde.

Les valeurs du secteur n'ont toutefois pas réagi. Rémy Cointreau a pris 0,21% à 39,00 euros, Laurent-Perrier a cédé 0,66% à 90,20 euros, tandis que Pernod Ricard s'est octroyé 1,09%.

Le budget en ligne de mire

Les discussions autour du budget 2026 à l'Assemblée nationale était l'autre point d'attention du jour.

Sébastien Lecornu a engagé mardi après-midi 20 janvier la responsabilité de son gouvernement sur la partie recettes du budget, un premier 49.3 d'une série de trois, qui devrait permettre la promulgation du texte avant la mi-février, sauf censure.

"Les choses (...) sont désormais bloquées. Le texte n'est plus votable (...) Or, nous considérons que la France doit avoir un budget", a déclaré le Premier ministre, fustigeant devant les députés les "agissements" de différents groupes.

"L'adoption d'un budget pour la France serait forcément une bonne nouvelle pour les marchés. Mais le sujet intéresse peu les investisseurs internationaux pour le moment", relève Vincent Juvyns.

Sur le marché de la dette, le rendement de l'emprunt français a atteint 3,53%, contre 3,50% la veille en clôture.

AFP/VNA/CVN

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