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| Des opérateurs à la Bourse de New Yor. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Le Dow Jones a cédé 0,17% tandis que les indices Nasdaq et S&P 500 ont tous deux perdu 0,06%.
Sur la semaine, les trois références de la place américaine s'affichent aussi en recul. L'indice Russell 2000, qui réunit 2.000 entreprises de taille moyenne, a de son côté progressé de plus de 2%.
"Une question se pose : combien de temps les petites capitalisations vont-elles continuer à progresser ?", s'interroge Sam Stovall, de CFRA.
L'analyste souligne auprès de l'AFP que l'indice "a enregistré son 11e jour consécutif de surperformance par rapport au S&P 500", une série qui s'est rarement produite dans l'histoire de Wall Street.
Le Russell 2000 enchaîne les records ces derniers jours, et a atteint vendredi un plus haut à 2.677,74 points.
Selon les analystes, la progression de l'indice en ce début d'année peut partiellement s'expliquer par les rotations de portefeuille des investisseurs, qui cherchent à placer leur argent dans des actions s'étant modestement comportées en 2025.
Vendredi 16 janvier, le marché boursier a par ailleurs "ignoré" les actualités du jour, montrant que "Wall Street se soucie davantage des résultats financiers que des gros titres", assure Sam Stovall.
Les grandes banques américaines viennent d'ouvrir le bal de la saison des résultats trimestriels. Les performances financières de Netflix, d'United Airlines ou encore d'Intel sont attendues la semaine prochaine.
Les acteurs du marché s'apprêtent aussi à accueillir une nouvelle salve de données. Après les évolutions des prix à la consommation (CPI) et à la production (PPI), l'indice d'inflation PCE prévu jeudi 15 janvier pourra "être le facteur déterminant", anticipe Sam Stovall.
Une nouvelle estimation de la croissance aux États-Unis au troisième trimestre est aussi attendue.
Sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt d'État américain à dix ans a encore augmenté, à 4,23%, contre 4,17% à la clôture jeudi 15 janvier, au plus haut depuis septembre.
Le rendement s'est nettement tendu après des propos du président américain Donald Trump assurant vendredi 16 janvier, dans un demi-sourire, qu'il préfèrerait garder son conseiller économique Kevin Hassett auprès de lui à la Maison Blanche plutôt que de le nommer à la tête de la Réserve fédérale (Fed).
Pour Jose Torres, d'Interactive Brokers, les acteurs du marché obligataire cherchent aussi à se couvrir en cas de reprise des tensions en Iran pendant le week-end.
Lundi 19 janvier, le marché boursier américain restera clos pour le Martin Luther King Day.
Côté entreprises, le laboratoire pharmaceutique Novo Nordisk (+9,12% à 62,33 dollars) a brillé. Selon les analystes de la banque d'investissement TD Cowen, la version en comprimé du traitement anti-obésité phare Wegovy a connu un "lancement solide" depuis sa commercialisation le 5 janvier.
Ces experts ont toutefois prévenu qu'il faudrait plus de recul pour vraiment juger le niveau de la demande.
Les valeurs du secteur de l'énergie ont été dynamisées par des informations de presse assurant que le gouvernement américain chercherait à ce que les entreprises technologiques financent de nouvelles centrales électriques.
Les spécialistes des infrastructures ont clôturé en hausse à l'image de GE Vernova (+6,12%), Bloom Energy (+7,42%) ou Quanta Services (+4,27%). En revanche, les producteurs d'électricité comme Constellation Energy (-9,80%) ou Vistra (-7,54%) ont chuté.
AFP/VNA/CVN



