La Bourse de Paris en léger recul

La Bourse de Paris digère vendredi 18 septembre plusieurs informations, entre poursuite du reflux des prix du pétrole, hausse du taux directeur de la Banque du Japon et débat budgétaire en France, après les annonces du Premier ministre Sébastien Lecornu.

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La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris.
Photo : AFP/VNA/CVN

Vers 10h00 (heure de Paris), le CAC 40 cédait 0,58%, à 8.138,76 points, un recul de 48,17 points. La veille, l'indice avait progressé de 0,57%.

Les investisseurs sont soumis à plusieurs tendances contraires.

D'abord, la "détente du pétrole, désormais sous 104 dollars le baril pour le Brent, continue d’alléger les inquiétudes sur l'inflation", relève John Plassard, de Cité Gestion Private Bank.

Les informations selon lesquelles l'oléoduc Est-Ouest de l'Arabie saoudite pourrait récupérer environ la moitié de sa capacité d'ici quelques jours ont fait baisser les prix du brut ces dernières séances.

Le cours du baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, reculait vendredi 18 septembre de 2,22%, à 102,49 dollars. Celui du baril de WTI nord-américain cédait lui 1,96%, à 99,91 dollars.

Autre point d'attention : la réunion de politique monétaire de la Banque du Japon (BoJ), qui a relevé vendredi son taux afin de contrer les tensions inflationnistes, décision largement attendue par les marchés.

Elle intervient après que la Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque centrale européenne ont, ces derniers jours, également relevé leurs taux, des décisions globalement saluées par les investisseurs.

Cette fois-ci, la décision a été accueillie fraichement car elle "n’a pas été prise à l’unanimité, avec sept voix contre deux" et "le marché a donc interprété la communication comme plus accommodante que prévu", explique Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets.

Les investisseurs gardent enfin un oeil sur la situation politique et budgétaire française.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté jeudi 17 septembre les grandes lignes d'un budget pour 2027 qu'il veut "offensif" avec un "effort" d'économies massif de 54 milliards d'euros, avec un objectif de 5% de déficit par rapport au PIB.

Le taux d'intérêt de la dette française grimpait dans ce contexte à 4,48%, contre 4,44% la veille en clôture.

Son équivalent allemand était à 3,50%, contre 3,47% jeudi soir 17 septembre. Le "spread", écart entre les deux, frôle donc 1 point de pourcentage, signe de la défiance grandissante des marchés envers la soutenabilité de la dette hexagonale.

Orange sanctionné

Le titre du groupe de télécommunication Orange cédait 4,10%, à 15,31 euros, après que Morgan Stanley a abaissé sa recommandation à "sous-pondérer", en raison du "risque politique en France, d'une concurrence accrue en Espagne et d'un endettement plus élevé".

AFP/VNA/CVN

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