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| La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, le 10 septembre à Berlin. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Le développement des modèles d'IA les plus avancés est aujourd'hui "concentré aux États-Unis et en Chine", ce qui "soulève la question du contrôle de l'accès à des technologies dont les institutions financières européennes pourraient devenir fortement dépendantes", a souligné la première gardienne de l'euro lors d'une conférence à la BCE.
En juin, une mesure américaine de contrôle des exportations a conduit à une interruption "brutale" de l'accès à certains modèles avancés pour les utilisateurs européens.
L'accès au modèle grand public a été restauré quelques semaines plus tard, mais le modèle le plus sensible est resté réservé aux organisations autorisées par Washington.
Au-delà de cette dépendance stratégique, Christine Lagarde a estimé que l'essor de l'IA pourrait amplifier les mouvements de marché, accroître les cyberattaques et créer de nouveaux risques pour le système financier.
Aussi, "même les puissances rivales ont un intérêt commun à empêcher que les modèles d'IA les plus avancés tombent entre de mauvaises mains", a-t-elle souligné, tout en maintenant l'accès aux acteurs chargés de protéger les infrastructures critiques.
"J'espère vraiment qu'une telle coopération internationale émergera", a-t-elle conclu.
AFP/VNA/CVN



