Le pape Léon XIV s'envole pour une première visite en France très attendue

Attendu par des fidèles enthousiastes, le pape Léon XIV s'envole vendredi 25 septembre pour Paris, première étape d'une visite de quatre jours en France durant laquelle il abordera de multiples thèmes, dont l'intelligence artificielle, la question migratoire ou la lutte contre les violences sexuelles.

>> Léon XIV accueilli dans la liesse au Cameroun, deuxième étape de sa tournée africaine

>> Le pape Léon XIV est arrivé à Barcelone, à la veille d'une messe à la Sagrada Familia

>> Pour que tu m'aimes encore et "Notre Père" : ces grands événements qui vont doper le tourisme en France

L'avion du pape doit atterrir à 10h00 à l'aéroport d'Orly. 
Photo : AFP/VNA/CVN

L'avion du pape de 71 ans, qui a des racines dans l'Hexagone - sa grand-mère était née au Havre avant d'émigrer aux États-Unis - doit atterrir à 10h00 (08h00 GMT) à l'aéroport d'Orly, où il sera reçu par le président Emmanuel Macron tandis que les cloches des églises du pays sonneront à la volée pendant sept minutes.

Une journée marathon l'attend ensuite : après un premier discours en fin de matinée (11h45) au palais de l'Élysée devant les autorités et le corps diplomatique, il s'exprimera dans l'après-midi (15h00) au siège de l'UNESCO où il devrait renouveler son appel à réguler l'IA, dans un contexte d'inquiétude croissante sur les dérives possibles des algorithmes.

"Nous pouvons penser que la dignité de la personne humaine, la paix, l'éducation et la responsabilité face aux nouvelles technologies occuperont une place importante dans son discours", a affirmé Mgr Roberto Campisi, observateur permanent du Saint Siège auprès de l'UNESCO.

Suivra une grande déambulation sous haute sécurité dans le centre de la capitale, où la météo prévoit des températures estivales : depuis l'église Notre-Dame-des-Champs, dans le 6e arrondissement, Léon XIV parcourra en papamobile 2,5 km jusqu'à la cathédrale Notre-Dame.

Ce bain de foule sera rythmé par des groupes de musique disposés tous les 50 mètres le long du parcours. Carmen Quintana, retraitée péruvienne de 71 ans, y assistera "très émue", et sa Confrérie des Porteurs du Seigneur des Miracles de Paris a appelé la communauté latino-américaine à accueillir le pape avec "drapeaux, musique et danses".

Sécurité draconienne 

Léon XIV célèbrera ensuite à 17h15 des vêpres devant des prêtres, diacres et séminaristes à Notre-Dame, où il sera le premier pape à se rendre depuis la réouverture de la cathédrale en décembre 2024. Son prédécesseur François avait décliné l'invitation à la cérémonie organisée cinq ans après l'incendie qui avait ravagé l'édifice gothique.

Dernière étape : une grande veillée de prière au Stade de France de Saint-Denis, au nord de Paris, devrait réunir 80.000 jeunes de 17 à 35 ans pour un programme mêlant pop-louange, échange avec le pape et exposition de la "sainte tunique du Christ", relique conservée à Argenteuil.

Cette visite en trois étapes - Paris, Lourdes et Metz - mobilise une sécurité draconienne, avec des chiffres éloquents : 17.000 bénévoles, 15.000 policiers et gendarmes, 2.500 journalistes accrédités et un budget de 27 millions d'euros.

De la crise migratoire à la paix en Europe, elle abordera un large éventail de thèmes, à sept mois d'une élection présidentielle française très ouverte où l'extrême droite apparaît en position de force.

"J'attends (du pape) non pas qu'il nous dise comment voter, mais qu'il nous tire tous vers le haut en redisant ce qui fait une communauté nationale : la fraternité, se regarder avec espérance, ne pas avoir peur de l'autre", a dit jeudi 24 septembre sur TF1 l'évêque de Saint-Denis Étienne Guillet.

"Historique"

La visite intervient aussi à un moment charnière pour l'Eglise de France, tiraillée entre baisse de la pratique religieuse à l'heure de la sécularisation, et hausse des baptêmes de jeunes depuis cinq ans, un phénomène qui suscite la curiosité du pape.

La séquence parisienne, vendredi 25 septembre et samedi 26 septembre, devrait drainer à elle seule un million de personnes, au terme de plusieurs jours de préparatifs : panneaux "Bienvenue à Paris" sur les églises, chapiteau géant place de la Concorde pour la messe de samedi, répétitions pour les 2.500 chanteurs de la veillée de prière...

Une venue "historique" selon les principaux quotidiens français, à laquelle France Télévisions consacrera une journée complète d'édition spéciale, et la Grande mosquée de Paris son prêche de vendredi 25 septembre.

Je suis "non pas surpris, mais quand même heureusement touché par la ferveur qui se développe", a reconnu mercredi sur France Inter le cardinal Jean-Marc Aveline, président de l'épiscopat français, à l'initiative de cette visite placée sous la devise "Pour que le monde ait la vie".

La visite se poursuivra samedi 26 septembre avec une messe géante sur la place de la Concorde et les Champs-Élysées à laquelle sont attendus 600.000 fidèles, dont plusieurs figures politiques, mais pas Emmanuel Macron.

AFP/VNA/CVN


Rédactrice en chef : Nguyễn Hồng Nga

Adresse : 79, rue Ly Thuong Kiêt, Hanoï, Vietnam

Permis de publication : 25/GP-BTTTT

Tél : (+84) 24 38 25 20 96

E-mail : courrier@vnanet.vn, courrier.cvn@gmail.com

back to top