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| Les secours interviennent sur le site de la collision mortelle entre deux trains à Urda, en Espagne, le 28 octobre. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Cet accident meurtrier est la pire tragédie ferroviaire en Espagne depuis 2013, moins d'un an après une collision entre deux trains à Adamuz, en Andalousie, qui avait fait 46 morts.
"Il y a eu un choc très violent", a raconté à l'AFP Pablo Mejía, 42 ans, évoquant "les gens au sol, les uns sur les autres, des sièges arrachés, une grande confusion", dans l'un des trains accidentés, celui de la Renfe, la compagnie nationale.
Accueilli dans l'un des centres d'accueil d'Urda, la commune de Castille-La-Manche où s'est produit l'accident, il porte des blessures au visage et son pull gris est maculé de sang.
Il estime devoir son salut à un simple changement de place en cours de trajet : "C'est ce qui m'a sauvé la vie."
"Toute l'Espagne est en deuil", a de son côté déclaré solennellement le Premier ministre Pedro Sánchez depuis le centre de coordination des secours, jugeant "inacceptable" que le pays ait subi deux accidents ferroviaires majeurs "la même année": "S'il y a eu des négligences, elles seront mises au jour."
Le dirigeant socialiste a décrété trois jours de deuil national, de jeudi 28 octobre à samedi 29 octobre, alors que le bilan ne cesse de s'alourdir, désormais à 68 morts, selon le président de la région, Emiliano García-Page.
Les autorités ont fait état par ailleurs de 108 blessés, dont 58 hospitalisés.
Décision humaine "inexplicable"
Face à la presse, le ministre des Transports Óscar Puente a fourni des détails sur les circonstances de l'accident, survenu "à 08h53" (07h53 GMT) entre un train de la compagnie privée Iryo - filiale à 51% des chemins de fer italiens FS -, avec 152 personnes à bord, et un de la Renfe, qui transportait près de 400 passagers.
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| Des secouristes sur les lieux d’une collision entre un train à grande vitesse Renfe AVE et un train Iryo, entre Urda et Los Yébenes, dans la province de Tolède, le 28 octobre en Espagne. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
D'après son récit, le système de signalisation LZB est tombé en panne "vers 08h30", provoquant tout d'abord "l'arrêt automatique" de six trains se trouvant dans la zone, dont les deux trains accidentés.
Mais quelques minutes plus tard, le centre de contrôle a ordonné la reprise en marche du train Renfe, une décision "erronée" et "inexplicable", selon les termes d'Óscar Puente.
En un quart d'heure, ce train de la Renfe a parcouru 25 kilomètres, selon le ministre, avant de heurter, à une vitesse encore inconnue et en pleine ligne droite, le train Iryo, resté lui à l'arrêt.
Face aux nombreuses questions des journalistes, Óscar Puente, qui a rejeté l'idée d'une démission, a qualifié l'accident d'"invraisemblable" et assuré que le système ferroviaire espagnol était "sûr".
AFP/VNA/CVN



