France
Attentat raciste à Trappes : l'assaillant transféré au tribunal dans la nuit en vue de sa mise en examen

Le suspect de l'attentat raciste à Trappes qui a fait un mort et sept blessés a été transféré dans la nuit de mercredi 28 octobre à jeudi 29 octobre au tribunal judiciaire de Paris, en vue de son éventuelle mise en examen par un juge d'instruction antiterroriste, a appris l'AFP de source proche du dossier.

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Des membres de la police scientifique sur les lieux où un homme a ouvert le feu, tuant une personne et en blessant quatre autres, le 23 octobre à Trappes, dans les Yvelines.
Photo : AFP/VNA/CVN

Kévin T., âgé de 39 ans, qui a reconnu les faits mais démenti "le caractère raciste de ses crimes", comme l'a expliqué le procureur de la République antiterroriste Olivier Christen, a été transféré au tribunal sitôt sa garde à vue achevée, peu après minuit.

Le patron du parquet national antiterroriste (Pnat) a prévu de s'exprimer devant la presse ce jeudi 29 octobre à 11h00 au tribunal judiciaire de Paris.

L'enquête a été ouverte pour "assassinat" et "tentatives d'assassinats", "en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l'appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée".

Vendredi matin, à bord de sa voiture, Kévin T. a abattu un Français noir de 26 ans, Pengo Bossio Wangi, et a blessé sept autres personnes, dont plusieurs d'origine africaine ou maghrébine, à Trappes et à La Verrière, en banlieue parisienne. Parmi les blessés figure une enfant de onze ans, dont le pronostic vital n'est plus engagé.

Parmi les sept blessés, quatre l'ont été grièvement et trois plus légèrement, selon le Pnat.

Les analyses ont révélé "la présence de cannabis et de cocaïne dans son sang" au moment de l'attaque, d'après le Pnat, qui a précisé que son casier judiciaire faisait apparaître quatre anciennes condamnations, la dernière remontant à 2012. Il était inconnu des services de renseignement.

D'après une source proche de l'enquête, il a été diagnostiqué schizophrène et suivait un traitement médical.

Avant de mener son attaque, Kévin T. avait piégé son appartement situé à Plaisir (Yvelines) avec des bouteilles de gaz et des fils électriques connectés à un minuteur, d'après le Pnat. "Le dispositif fonctionnel était de nature à détruire l'appartement et à endommager les appartements adjacents", avait expliqué Olivier Christen lundi 26 octobre.

AFP/VNA/CVN

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