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| Des gardes de la sécurité ferroviaire armés et un soldat des Forces de défense territoriale patrouillent sur un quai de gare dans la banlieue de Varsovie, le 27 novembre en Pologne. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
La patrouille fait partie de "l'Opération Horizon", lancée par la Pologne afin de renforcer la sécurité ferroviaire et de protéger les infrastructures critiques, suite à une série de sabotages.
À la mi-novembre, la Pologne a connu deux incidents sur son réseau ferroviaire. Le premier incident impliquait un obstacle en acier placé sur une voie, "probablement destiné à faire dérailler un train", selon le Premier ministre.
Le deuxième consistait en la détonation d'un engin explosif de qualité militaire sur une voie ferroviaire. Ils n'ont provoqué aucun blessé.
Le ministre des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, a cependant averti que les diversions "auraient pu provoquer une catastrophe ferroviaire et la mort de nombreuses personnes". Il a ajouté que cela n'avait été évité "que par miracle".
Jusqu'à 10.000 soldats de plusieurs unités différentes, y compris les Forces spéciales, la Défense cybernétique et les Forces de défense territoriale, ont été mobilisés pour aider à détecter "un comportement inhabituel des passants près des zones ferroviaires, des objets laissés sans surveillance et des interférences avec les éléments de l'infrastructure ferroviaire", selon Pawel Kuskowski, porte-parole du service de sécurité des chemins de fer polonais PKP.
Une attention particulière est accordée aux "obstacles placés sur les voies", a-t-il ajouté.
L'opération doit durer au moins jusqu'à début mars. Le 28 novembre, un tribunal polonais a émis un mandat d'arrêt contre les deux suspects.
Dans une gare de banlieue de Varsovie, les patrouilles ne ne rassurent que partiellement les passagers.
"Maintenant, je me sens en sécurité. Je vois que les services de sécurité ferroviaire et la police circulent, mais si c'est totalement sûr, on ne le sait pas", déclare Grazyna, une retraitée de 60 ans qui a souhaité garder l'anonymat.
Ces mesures ne rassurent pas entièrement Jan Malicki, un étudiant en pharmacie de 19 ans. "On ne peut pas être sûr que des incidents similaires ne se produiront pas dans les environs," a-t-il dit. Les deux passagers ont toutefois souligné qu'ils continueraient à prendre le train.
Les forces de sécurité soulignent que les usagers sont encouragés à signaler toute activité irrégulière. "Nos soldats vérifieront chaque signal", déclare le caporal-chef Przemyslaw Luszczki, de la 18e brigade de défense territoriale de la capitale.
AFP/VNA/CVN



