>> Le poste-frontière de Rafah bientôt rouvert, "porte vers la vie" des Gazaouis
>> Gaza : Israël rouvre très partiellement le passage de Rafah
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| Des enfants palestiniens attendent l'évacuation de blessés et de malades vers l'Égypte par le poste-frontière de Rafah, à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 8 février. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Israël avait accepté de rouvrir le passage de Rafah, seule porte vers le monde extérieur à ne pas passer par Israël pour les habitants du territoire palestinien, mais qui était fermée depuis mai 2024, en limitant les entrées et sorties aux seuls habitants de Gaza, soumis à de très strictes conditions.
Entre le 2 et le 5 février, 135 personnes, la plupart des malades et leurs accompagnateurs, ont été autorisées par Israël à quitter la bande de Gaza par Rafah, tandis que 88 autres sont rentrées d'Égypte avant la fermeture du passage les 6 et 7 février pour le week-end, selon le service de presse du gouvernement de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas.
"Les chiffres officiels des passages par le poste de Rafah entre le 2 et le 5 février montrent une sévère restriction des déplacements", a déclaré le chef du service de presse, Ismaïl al-Thawabteh.
L'ONU et les organisations humanitaires réclament depuis des mois la réouverture totale de la frontière avec l'Égypte, prévue dans le cadre du plan du président américain Donald Trump visant à mettre fin définitivement à la guerre entre Israël et le Hamas, afin de permettre l'afflux de l'aide humanitaire.
La réouverture du poste-frontière dimanche a permis le départ de 44 Palestiniens, "parmi lesquels 19 malades et leurs accompagnateurs", a déclaré le directeur de l'hôpital Al-Chifa de Gaza-ville, Mohammed Abou Salmiya.
Le Croissant-Rouge palestinien a confirmé ces chiffres et une source du côté égyptien a elle aussi fait état de 44 départs le 8 février.
Ces chiffres portent à 179 le nombre total de départs en sept jours.
Le 8 février, selon des images tournées par l'AFP, plusieurs familles palestiniennes se sont rassemblées dans un centre du Croissant-Rouge à Khan Younès, dans le Sud de la bande de Gaza, pour accompagner leurs proches en attente d'évacuation vers l'Égypte.
"Mon fils a été blessé pendant la guerre et une plaque métallique a été posée dans sa jambe pendant un an et demi. On nous a dit qu'il fallait la retirer pour éviter des complications", a raconté Rajaa Abou al-Jadian, la mère d'un garçon sur le point d'être évacué.
Selon Mohammed Abou Salmiya, environ "20.000 patients, dont 4.500 enfants", ont actuellement "un besoin urgent de soins".
AFP/VNA/CVN



