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| Rentrée 2025 à l'école élémentaire Vigée-Lebrun, à Paris, le 1er septembre 2025. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Révélé fin juillet par le ministère, le piratage a conduit à la suspension préventive de nombreux outils numériques. Si un retour à la normale a été annoncé dans 28 des 30 académies, celles de Toulouse et de Nantes restent fortement perturbées.
"Nous ferons l'appel à partir de listes papier. C'est +Retour vers le futur+", ironise Joeffrey Renaud, professeur d'histoire-géographie dans l'académie de Nantes et représentant du Snes-FSU, principal syndicat dans le second degré.
Les personnels doivent encore composer avec l'absence d'accès aux messageries professionnelles, aux bases de données des élèves et des familles ou à certaines applications administratives.
Dans les deux académies, "la rentrée se fait dans des conditions techniquement difficiles pour les personnels de direction notamment, mais elle se fait évidemment dans des conditions ordinaires pour les élèves", a toutefois assuré lundi 31 août le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray.
"Chacun fait de son mieux pour que cette rentrée se déroule dans les meilleures conditions possibles", abonde Yvon Manac'h, secrétaire académique du SNPDEN-UNSA, principal syndicat des chefs d'établissement, dans l'académie de Toulouse.
Portables interdits au lycée
Pour les élèves, les conséquences de la cyberattaque se traduiront notamment par un accès limité aux outils numériques. "Ils n'auront pas accès à tout ce qui relève des bases numériques", explique ce proviseur d'un lycée de la banlieue toulousaine, précisant que les emplois du temps seront distribués en version papier.
L'affectation des élèves encore sans établissement pourrait également prendre un peu plus de temps que prévu, ces opérations devant être réalisées manuellement, prévient-il.
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| Une élève sur un jeu de marelle le jour de la rentrée 2025, le 1er septembre à Lyon. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Pour cette première rentrée en tant que ministre de l'Éducation, et vraisemblablement sa dernière, Édouard Geffray se rendra mardi 1er septembre au lycée Chaptal de Mende (Lozère) avec le président Emmanuel Macron.
Ils échangeront avec élèves et enseignants sur l'interdiction du téléphone portable dans les lycées, principale nouveauté de cette rentrée.
Le ministre a dénoncé une "forme d'addiction" aux écrans, qu'il considère comme une "urgence sanitaire", tout en reconnaissant que la mesure sera "un peu difficile à respecter au début".
Son application s'annonce complexe dans certains établissements, qui doivent encore adapter leur règlement intérieur et définir les dérogations autorisant l'usage des smartphones dans certains cas (paiement de la cantine, activités pédagogiques, etc.).
"Il n'y a pas un lycée qui n'interdisait pas déjà le téléphone portable le 30 juin dernier et qui pourra le mettre en œuvre. C'est totalement impossible", a prévenu Jérôme Fournier, secrétaire national du SE-Unsa.
Rentrée "plan-plan"
Parmi les autres grandes nouveautés de cette rentrée, des questions sur les violences sexistes et sexuelles seront ajoutées au questionnaire annuel sur le harcèlement scolaire distribué chaque année aux élèves, de la grande section à la Terminale.
Après plusieurs années marquées par des réformes successives et quelques mois avant la présidentielle, cette rentrée apparaît toutefois relativement calme. "Ça fait un peu l'effet d'une rentrée plan-plan", constate même Aurélie Gagnier, du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire.
Le ministre, qui répète qu'il n'y aura pas de "réforme Geffray", met toutefois en avant une amélioration du recrutement enseignant grâce au déplacement du concours à bac+3. "On a fait le plein cette année" grâce à cette réforme, s'est-il félicité lundi 31 août sur France Inter.
Les syndicats appellent néanmoins à la prudence, jugeant ces résultats en partie "en trompe-l'oeil" en raison de la coexistence cette année des concours à bac+3 et à bac+5. Plusieurs disciplines, comme les lettres classiques ou l'allemand, restent en tension.
Parmi les autres changements attendus cette année figurent la possibilité d'exclure un élève en raison du comportement de ses parents, l'organisation d'une cérémonie obligatoire autour du 11 novembre et le passage de "99,9 %" des épreuves écrites et orales du brevet et du baccalauréat le matin à partir de 2027, afin d'éviter les fortes chaleurs observées lors des dernières sessions d'examen.
AFP/VNA/CVN



