>> Cù Lao Chàm : une brigade discrète au chevet des récifs coralliens
>> L’IA au secours des récifs coralliens de Cù Lao Chàm
![]() |
| Cù Lao Chàm est considéré comme une perle verte au cœur de la Mer Orientale. |
| Photo : VNA/CVN |
Selon Dô Van Truong, habitant du quartier de Tam Ky (Dà Nang), Cù Lao Chàm est une véritable "perle verte", où se rencontrent forêts primaires luxuriantes et eaux cristallines. Avec des investissements plus structurés dans les infrastructures et des services touristiques de qualité, le site pourrait s’imposer comme une destination incontournable pour les visiteurs nationaux et internationaux.
De son côté, Michael Staffieri, touriste australien, confirme cet attrait. Séduit par la fraîcheur et la diversité des fruits de mer, ainsi que par leur préparation originale, il souligne que Cù Lao Chàm offre une expérience unique, mêlant nature sauvage et plaisirs culinaires.
Loin de l’agitation urbaine, Cù Lao Chàm accueille les voyageurs avec ses eaux limpides et ses plages de sable fin, notamment Bai Ông et Bai Chông. Pionnière dans la lutte contre les déchets plastiques, le site préserve un environnement d’une grande pureté. C’est aussi un lieu idéal pour la plongée, permettant d’observer coraux et poissons tropicaux. Il abrite également de précieux vestiges culturels des époques Champa et Dai Viêt, tels que le puits Cham, la pagode Hai Tang et le Temple des métiers liés aux nids de salanganes. Les fruits de mer y sont particulièrement savoureux, surtout de mars à août, lorsque le climat ensoleillé favorise les activités nautiques.
En 2009, l’archipel de Cù Lao Chàm a été classée Réserve de biosphère mondiale. Les efforts en faveur du tourisme durable commencent à porter leurs fruits : au premier trimestre 2026, il a accueilli près de 14.000 visiteurs, en majorité étrangers.
Cependant, selon Pham Thi My Huong, présidente du Comité populaire de la commune de Tân Hiêp, plusieurs obstacles subsistent. L’absence de zones nautiques officiellement reconnues limite le développement des activités de loisirs et rend l’offre touristique encore peu diversifiée. Les infrastructures de transport restent insuffisantes, dont le manque d’un port capable d’accueillir de grands navires, ce qui freine l’ouverture de nouvelles liaisons, comme Son Trà - Cù Lao Chàm.
Par ailleurs, les conditions climatiques hivernales et les tempêtes perturbent régulièrement les déplacements, impactant le tourisme, l’approvisionnement et les services essentiels. Enfin, une grande partie des recettes issues des ventes de billets est consacrée à la conservation, réduisant les moyens disponibles pour moderniser les infrastructures locales.
Avec un objectif de 350.000 à 400.000 visiteurs par an d’ici 2030, Cù Lao Chàm ambitionne de devenir une destination écologique de premier plan. Pour y parvenir, les autorités de la commune de Tân Hiêp appellent le Comité populaire de Dà Nang à charger les services concernés de lever les obstacles liés à la reconnaissance des zones de loisirs nautiques et aux procédures juridiques associées.
Elles appellent également à mobiliser davantage de ressources pour un développement touristique global et cohérent, en lien avec la préservation durable de l’écosystème et de la souveraineté maritime, tout en renforçant la promotion de Cù Lao Chàm.
VNA/CVN


