>> Égypte et France tentent de freiner l’escalade, la Ligue arabe condamne Israël au Liban
>> Israël dit avoir tué le haut dirigeant de la sécurité iranienne et le commandant du Bassidj
>> Israël frappe le Sud de Beyrouth et annonce la capture de deux combattants du Hezbollah
![]() |
| Israël bombarde la banlieue de Tyr, dans le Sud du Liban, le 24 mars. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
D'après l'Agence nationale d'information (ANI), une attaque israélienne a fait au moins trois morts et 18 blessés dans la région de Nabatiyeh, et une autre quatre morts et un blessé à Aadloun, au sud de la ville de Saïda, également appelée Sidon.
Selon la même source, une frappe israélienne contre un appartement du camp de réfugiés de Mieh Mieh, également près de Saïda, a par ailleurs fait deux morts et quatre blessés.
L'armée israélienne a en outre ordonné aux habitants de sept quartiers de la banlieue Sud de Beyrouth, autre fief du Hezbollah, d'évacuer en prévision d'actions militaires.
Depuis que le Liban a été entraîné dans le conflit régional le 2 mars, les frappes israéliennes ont tué plus de mille personnes et fait plus d'un million de déplacés, selon les autorités.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a affirmé le 24 mars que les forces israéliennes "manœuvraient à l'intérieur du territoire libanais pour s'emparer d'une ligne de défense avancée" jusqu'au fleuve Litani, à environ 30 kilomètres de la frontière.
"Les centaines de milliers de résidents du Sud du Liban qui ont été évacués vers le nord ne retourneront pas au sud du Litani tant que la sécurité des habitants du Nord (d'Israël) ne sera pas assurée", a-t-il prévenu, alors qu'une femme a été tuée le 24 mars au soir par une salve de roquettes tirée depuis le Liban voisin.
Le Hezbollah a pour sa part annoncé s'opposer à la progression des forces israéliennes dans des localités frontalières, revendiquant notamment des attaques le 24 mars contre des soldats dans le village de al-Qaouzah ainsi que sur le Nord d'Israël.
Traces de sang
Après avoir envahi le Liban en 1982, Israël avait maintenu une zone tampon de 10 à 20 kilomètres de profondeur, jusqu'à son retrait total en 2000, sous les coups de boutoir du Hezbollah.
"La bataille contre le Hezbollah (...) ne fait que commencer", a averti le 23 mars la porte-parole arabophone de l'armée israélienne, Ella Waweya.
Le 24 mars à l'aube, des frappes israéliennes avaient déjà tué cinq personnes dans le Sud du pays et trois autres dans une zone résidentielle proche de Beyrouth, après des raids sur la banlieue Sud.
"Ma maison a été entièrement détruite. Il ne reste plus rien, tout a brûlé", dit Abbas Qassem, 55 ans, dont l'appartement voisin du sien a été visé par la frappe à Bchamoun, un village dans les montagnes au sud-est de Beyrouth qui est pourtant à l'écart des zones contrôlées par le Hezbollah.
"Qu'est-ce que j'ai fait pour que ma maison soit détruite ? Je suis une personne normale", ajoute-t-il en pleurant, comme sa femme, découvrant l'appartement dévasté.
Un journaliste de l'AFP a vu des traces de sang et des restes d'un projectile dans l'appartement visé.
À Haret Hreik, l'un des quartiers de la banlieue Sud désertée par une majorité d'habitants, un photographe de l'AFP a vu des immeubles effondrés et des rues jonchées de débris.
AFP/VNA/CVN




