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| Le PDG de Toyota Koji Sato (à gauche) et le directeur financier qui qui va le remplacer Kenta Kon à l'issue d'une conférence de presse à Tokyo le 6 février. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Kenta Kon, actuel directeur financier âgé de 57 ans, deviendra président-directeur général à partir du 1er avril, remplaçant Koji Sato, en poste depuis 2023. Ce dernier succédait lui-même à Akio Toyoda, petit-fils du fondateur du groupe. Koji Sato sera désormais vice-président et directeur de la stratégie industrielle. Toyota explique cette réorganisation par la nécessité d’accélérer la prise de décisions face aux évolutions rapides de l’environnement économique.
Entré chez Toyota il y a 35 ans, Kenta Kon s’est forgé une solide réputation en occupant notamment le poste de secrétaire personnel d’Akio Toyoda avant de piloter les finances du groupe durant une période de bénéfices records. Cette nomination coïncide avec la publication de résultats trimestriels supérieurs aux attentes et avec une révision à la hausse des prévisions financières.
Toyota prévoit désormais un bénéfice net annuel de 3.570 milliards de yens (environ 19,3 milliards d’euros), en baisse de 25,1% sur un an mais nettement supérieur aux estimations précédentes. Le groupe anticipe également une hausse de 4,1% de ses ventes annuelles, atteignant 50.000 milliards de yens. Le bénéfice d’exploitation devrait lui aussi dépasser les projections initiales. Le constructeur souligne que la forte demande mondiale et la compétitivité de ses modèles, notamment hybrides, ont permis d’augmenter les volumes de vente et de maintenir des profits élevés grâce à des ajustements tarifaires.
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| Kenta Kon, 57 ans, l'actuel directeur financier, deviendra à partir du 1er avril président et directeur général de Toyota. Photo prise à Tokyo le 6 février. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Cependant, Toyota doit faire face aux surtaxes douanières imposées par les États-Unis sur les véhicules importés, qui ont atteint jusqu’à 25% avant d’être plafonnées à 15%. Malgré ces contraintes, les ventes du groupe sur le marché américain, qui représente près d’un quart de ses ventes mondiales, ont progressé de 8% en 2025. Afin de limiter l’impact des taxes, Toyota a renforcé sa production locale aux États-Unis, l’augmentant de 10% l’an dernier. Toutefois, près de la moitié des véhicules vendus dans le pays restent importés et soumis aux droits de douane.
Le constructeur estime que ces taxes pourraient réduire son bénéfice d’exploitation de 1.450 milliards de yens, soit environ 7,8 milliards d’euros. Pour préserver sa compétitivité, Toyota a dû réduire ses prix à l’exportation, au détriment de ses marges. Ainsi, sur le troisième trimestre de son exercice, son bénéfice net a chuté de 43% malgré une progression du chiffre d’affaires.
Parallèlement, Toyota poursuit une stratégie de réorganisation industrielle, cherchant à racheter et retirer de la Bourse sa filiale Toyota Industries. Cette opération suscite toutefois l’opposition du fonds activiste Elliott Investment Management, qui juge l’offre sous-évaluée et y voit un test majeur pour la gouvernance des entreprises japonaises.
AFP/VNA/CVN




