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| Une personne déguisée utilise un ventilateur portable pour se rafraîchir dans la rue, lors de la deuxième journée du World Cosplay Summit 2026 à Nagoya, le 1er août. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
"J'en ai déjà bu cinq (bouteilles d'eau). J'ai des manches longues, des chaussures et, waouh ! Quand on est sortis pour la première fois, on était trempés de sueur", raconte Shawn, venu du Texas pour ce rendez-vous annuel des fans d'animation, de mangas et de jeux vidéo à Nagoya.
À partir de 2027, la convention aura lieu sous les températures plus clémentes de l'automne japonais, en novembre. Mais auparavant, les 250.000 festivaliers devront encore affronter les 40°C annoncés pour la clôture, dimanche 2 août.
"La chaleur peut vraiment mettre la vie des gens en danger. Avant tout, nous demandons donc à chacun de prendre toutes les précautions possibles, en s'assurant qu'ils sont en bonne condition physique, dorment suffisamment et restent hydratés", explique Tokumaru Oguri, directeur exécutif du WCS.
Apparu dans la communauté des fans de science-fiction aux États-Unis, le cosplay s'est développé au Japon avant de devenir un phénomène mondial dans les années 1990 et 2000.
Personnages humains ou non issus de séries, de films, de bandes dessinées, de jeux vidéo, de marques, de mèmes, de références de la culture populaire, d'Internet ou de créations originales : les possibilités de déguisements sont innombrables, même si les costumes peuvent devenir de plus en plus lourds sous l'effet d'un mercure qui ne cesse de grimper.
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| Des cosplayers participent à une parade lors de la deuxième journée du World Cosplay Summit 2026 à Nagoya, le 1er août. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Ces dernières semaines, de nombreuses régions du Japon ont connu des "jours cruellement chauds", ou "kokushobi", une nouvelle classification destinée à souligner le danger climatique dans un pays qui a enregistré en 2025 son été le plus torride.
Selon les scientifiques, l'activité humaine rend les vagues de chaleur plus fréquentes et plus intenses, dans l'archipel comme ailleurs.
"On transpire"
Au WCS, de nombreux festivaliers ont ainsi adapté leur tenue.
"Orena", Française de 40 ans, explique avoir confectionné son costume de Haku, personnage du film "Le Voyage de Chihiro", en lin et en coton afin de mieux supporter la chaleur.
Elle fera partie de l'équipe de France dimanche lors du grand concours du WCS, qui verra s'affronter 41 pays selon plusieurs critères, allant de la qualité des costumes à la prestation scénique, en passant par la fidélité aux personnages originaux.
"Et sur les grandes compétitions, comme le World Cosplay Summit, on est tenté de réaliser des costumes intégrant de nombreuses techniques et comportant souvent plusieurs couches", raconte l'électricienne.
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| Des cosplayers s'hydratent lors de la deuxième journée du World Cosplay Summit 2026 à Nagoya, le 1er août. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
"Et les températures très élevées nous posent énormément de problèmes. D'abord pour éviter les malaises, mais aussi au niveau du maquillage et du port des perruques : on transpire et cela devient vite très compliqué."
"La plupart des cosplayers qui participeront au défilé d'aujourd'hui porteront sans aucun doute des costumes plus confortables, car ils vont marcher sous un soleil de plomb", estime pour sa part Jeoffry Quiben, professeur de 35 ans déguisé en "Hiei", l'un des démons du manga "Yu Yu Hakusho".
Organiser la convention en novembre permettra aux visiteurs de donner le meilleur d'eux-mêmes, ajoute sa camarade Krizel Guiral, qui incarne "Kurama", un autre démon du manga culte de Yoshihiro Togashi.
"Je pense que ce serait vraiment génial de voir différents types de costumes", conclut l'infirmière de 38 ans.
AFP/VNA/CVN





