>> En Guadeloupe, la sécheresse met en péril la future récolte de canne à sucre
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| La police de l'environnement inspecte une station de lavage automobile à Saint-Quentin-en-Yvelines, près de Paris, le 5 août 2022. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
"On est la seule profession à qui on interdit de travailler", s'indigne Jean-Christophe Rogez, directeur général d'Éléphant Bleu, réseau qui compte environ 400 stations de lavage en France.
Alors que le pays est frappé par une sécheresse inédite - 74 départements en situation de crise au 9 septembre, selon le site gouvernemental VigiEau - les préfets ont instauré des restrictions des usages de l'eau, dont la fermeture des stations de lavage dans ces territoires en crise.
Le lavage d'une voiture en station représente entre 60 et 120 litres d'eau, souligne Jean-Christophe Rogez.
L'activité de Pauline Perrin est à l'arrêt depuis le 3 août et ses cinq salariés au chômage partiel.
S'il ne pleut pas d'ici là, elle ne pourra rouvrir que le 15 novembre.
Le secteur du lavage auto représente quelque 25.000 emplois en France, dans 10.000 stations, et pèse 1 milliard d'euros par an.
Parmi elles, environ 2.000 sont aussi des stations-service tenues par des indépendants, qui souffrent doublement. En raison des prix élevés des carburants, "plus personne ne vient faire le plein, plus personne ne va dans leur boutique, plus personne ne va dans leur lavage", alerte Jean-Christophe Rogez.
Il doute en outre de la pertinence écologique des fermetures. Une telle mesure avait déjà été imposée aux stations lors de la sécheresse de l'été 2022, durant laquelle 23% des automobilistes ont lavé leur voiture à domicile - alors que c'était interdit -, selon une enquête OpinionWay pour Éléphant Bleu.
Or un lavage à domicile utilise trois fois plus d'eau, selon M. Rogez.
Jean-Christophe Rogez rappelle aussi que 95% de l'eau utilisée en station est récupérée et traitée, alors que le lavage à domicile rejette l'eau polluée directement dans le sol.
AFP/VNA/CVN


