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| Des professionnels de santé procèdent à des opérations de désinfection dans un centre de traitement d'Ebola à Bunia, capitale de la province d'Ituri en République démocratique du Congo (RDC), le 6 juillet. |
| Photo : Xinhua/VNA/CVN |
En date du 15 septembre, le pays avait enregistré 7.404 cas confirmés, dont 3.577 décès, soit un taux de létalité de 48,3%. Au total, 1.776 patients ont guéri. L'épidémie a touché 62 zones de santé réparties dans sept provinces, l'Ituri concentrant à elle seule 77,7% de l'ensemble des cas confirmés.
Jean-Jacques Muyembe, directeur général de l'Institut national de recherche biomédicale (INRB) de la RDC, a toutefois déclaré mardi à Kinshasa que l'Ituri avait franchi "un pic" et que la courbe épidémique y était désormais "sur une pente descendante", tandis que celle au Nord-Kivu continuait de progresser et "n'avait pas encore atteint le plateau", faisant de cette province un autre foyer majeur de l'épidémie.
Le rapport fait état d'une pression particulièrement forte sur les capacités de prise en charge au Nord-Kivu, où 373 patients étaient hospitalisés et où le taux global d'occupation des lits avait atteint 94,7%. Selon le document, 42,1% des patients hospitalisés étaient pris en charge en dehors des structures répondant aux normes, tandis qu'aucun lit n'était disponible à Butembo et à Katwa, les deux zones étant les plus touchées dans la province.
Ces dernières données interviennent alors que le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a indiqué mercredi que la riposte commençait à montrer des signes encourageants dans certaines des zones les plus touchées, notamment en Ituri.
"Nous commençons maintenant à voir des signes encourageants montrant que nous gagnons du terrain", a-t-il dit lors d'un point de presse à Genève. Il a toutefois averti que l'épidémie continuait de progresser et de faire des victimes. "Mais ne nous y trompons pas. L'épidémie continue de progresser et continue de tuer", a-t-il souligné.
Selon le patron de l'OMS, la transmission en Ituri diminue "à partir d'un niveau très élevé", avec environ 300 nouveaux cas et 160 décès signalés dans cette province au cours de la semaine écoulée. Au Nord-Kivu, en revanche, le nombre hebdomadaire de cas a presque doublé au cours des deux dernières semaines, passant d'environ 100 à plus de 200.
"Le territoire est si vaste qu'il est difficile de parler d'une seule épidémie. Il s'agit de nombreuses flambées, dans de nombreux endroits", a-t-il déclaré.
L'épidémie actuelle est devenue la plus importante et la plus meurtrière jamais enregistrée en RDC, ainsi que la deuxième plus importante au monde après celle qui avait frappé l'Afrique de l'Ouest entre 2014 et 2016.
Xinhua/VNA/CVN



