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| La protection des citoyens, en particulier des enfants et des groupes vulnérables, constitue une priorité centrale de la loi sur l’IA. |
| Photo : CPV/CVN |
Fondée sur des principes d’éthique, de protection des droits humains et de gestion des risques, cette loi vise à concilier l’innovation avec la maîtrise des impacts sociaux négatifs. Elle prévoit notamment la classification des systèmes d’IA selon leur niveau de risque, l’étiquetage obligatoire des contenus générés par l’IA, la protection des enfants et des groupes vulnérables, ainsi que l’intégration des exigences éthiques dès la phase de conception des technologies.
Le ministre des Sciences et des Technologies, Nguyên Manh Hùng, a souligné que l’IA constitue une "infrastructure intellectuelle", comparable à l’électricité, la télécommunication ou à Internet. Dans cette optique, le Vietnam accélère la mise en place d’un centre national de supercalcul et de données ouvertes dédié à l’IA afin de permettre à chaque citoyen d’accéder à un assistant d’IA.
Trân Van Son, directeur adjoint de l'Institut national des technologies numériques et de la transformation numérique, rattaché au ministère des Sciences et des Technologies, a déclaré que cette loi représentait une avancée majeure dans la mise en place d'un cadre juridique complet pour l'IA. Face au développement rapide de l'IA et à ses vastes répercussions socio-économiques, la loi vise non seulement à encourager l'innovation, mais aussi à anticiper les risques éthiques, sociaux et juridiques.
Une approche centrée sur l’humain imprègne l’ensemble de la loi, qui définit l’IA comme un outil au service de l’humanité, demeurant sous contrôle humain. Cette vision s’articule autour de trois piliers fondamentaux : l’institutionnalisation de l’éthique de l’IA, la mise en œuvre d’une gestion des risques proportionnée et la mise en place de mécanismes de protection des droits et des intérêts légitimes des citoyens.
La protection des citoyens, en particulier des enfants et des groupes vulnérables, constitue une priorité centrale de la loi sur l’IA. Celle-ci impose l’étiquetage obligatoire des contenus générés par l’IA, renforçant la transparence et facilitant la détection précoce de la désinformation, des fraudes et des manipulations.
La loi interdit également formellement l’utilisation de l’IA à des fins d’exploitation de la vulnérabilité des enfants, des personnes âgées ou d’autres groupes à risque. Les produits et services d’IA destinés aux enfants devront se conformer à des normes de sécurité renforcées, telles que celles prévues dans le futur Cadre national d’éthique de l’IA.
Afin d’assurer une mise en œuvre efficace de ces dispositions, le ministère des Sciences et des Technologies élabore actuellement une infrastructure technique dédiée, des normes d’étiquetage unifiées ainsi que des outils d’identification des contenus d’IA préjudiciables. Ces mesures visent à soutenir les établissements scolaires, les familles et la société dans la protection des enfants au sein de l’environnement numérique.
VNA/CVN



