Philippines : l'espoir de retrouver des survivants de l'effondrement d'une décharge s'amenuise

L’espoir de retrouver des survivants s’amenuisait dimanche 11 janvier aux Philippines après l’effondrement d’une décharge géante dans la ville de Cebu, qui a fait au moins sept morts, tandis que des dizaines de personnes restaient ensevelies sous une montagne d’ordures.

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Les familles des travailleurs disparus dans l'éboulement survenu à la décharge géante de Cebu observent les opérations de sauvetage le 11 janvier, alors que l'espoir de retrouver des survivants s'amenuise. 
Photo : AFP/VNA/CVN

La découverte d’un nouveau corps a porté à sept le nombre de décès confirmés, alors qu’au moins 29 personnes étaient toujours portées disparues, 72 heures après l’éboulement survenu jeudi 8 janvier à la décharge de Binaliw. Exploitée par une société privée, celle-ci culminait à une hauteur équivalente à celle d’un immeuble de vingt étages. Environ 50 travailleurs chargés de la collecte des déchets ont été pris au piège lors de l’effondrement.

"Hier, nous avons détecté deux signes de vie grâce à un radar spécialisé, avec des battements de cœur repérés à 30 mètres sous les débris. Mais depuis, nous n’avons plus aucun signal", a déclaré le pompier Wendell Villanueva. Selon lui, les chances de retrouver des survivants après trois jours sous "des tonnes de déchets" sont désormais très faibles.

À ce stade, douze victimes ont été extraites vivantes et hospitalisées. Les opérations de secours ont toutefois été fortement compliquées par l’instabilité persistante de la montagne de déchets. Samedi, les équipes ont dû interrompre les recherches face au risque d’un nouvel effondrement, un danger accru par les pluies, a précisé Villanueva.

Des sauveteurs recherchent le 11 janvier des survivants après un glissement de terrain survenu dans la décharge de Cebu. 
Photo : AFP/VNA/CVN

Les autorités ont indiqué que l’accent pourrait désormais être mis sur la récupération des corps, une décision qui doit être validée par une équipe interinstitutionnelle. À l’extérieur du site, des dizaines de proches des disparus attendaient sous des tentes fournies, tentant de se protéger du soleil.

"Ce que nous voulons maintenant, c’est les retrouver, vivants ou morts, pour pouvoir nous occuper d’eux dignement", confie Jezille Matabid, dont le frère, soudeur sur le site, figure parmi les disparus. Une autre femme, dont la sœur aînée, enceinte de trois mois, travaillait à la décharge, dit "devenir folle" à force d’attendre des nouvelles.

Les autorités locales évoquent plusieurs facteurs possibles à l’origine du drame, dont un récent tremblement de terre et de fortes pluies liées à un typhon. "Les déchets absorbent l’eau comme une éponge. Un tel incident était inévitable", a souligné Joel Garganera, membre du conseil municipal de Cebu.

Selon l’exploitant Prime Integrated Waste Solutions, la décharge traitait environ 1.000 tonnes de déchets par jour. L’entreprise n’avait pas réagi dimanche aux sollicitations.

AFP/VNA/CVN

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