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| Photographie de la machine à café connectée de Bosch prise le 7 janvier 2026, à Las Vegas, aux États-Unis. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
En voici quelques exemples relevés à Las Vegas.
Alexa, fais-moi un expresso serré
Le groupe allemand Bosch a présenté une nouvelle fonctionnalité de sa machine à café entièrement automatisée 800 Series (vendue à partir de 1.700 dollars) qui va pouvoir être synchronisée avec l'assistant vocal Alexa+ d'Amazon.
L'utilisateur peut expliquer oralement à l'assistant qu'il veut un double expresso serré après une petite nuit et la cafetière s'exécute, sans avoir eu à la toucher préalablement. Quelque 35 choix différents d'expressos sont disponibles.
"Nous sommes l'un des premiers fabricants à vraiment nous engager dans cette voie" avec Amazon, explique Andrew de Lara, porte-parole de Bosch. Sur le plan technologique, "c'est plus difficile de faire ça avec un gros appareil électroménager qu'avec un petit objet connecté."
L'entreprise centenaire, positionnée haut de gamme aux États-Unis, veut progressivement faire entrer l'IA dans la cuisine, notamment grâce à son application mobile Home Connect, qui permettait déjà de contrôler plusieurs appareils à distance.
"Vous pouvez maintenant prendre une photo de quatre steaks", prend comme exemple Andrew de Lara, et l'IA "va évaluer leur poids et vous dire exactement ce que vous devez faire pour obtenir l'un des quatre niveaux de cuisson possibles".
Un parfum d'IA
Le Sud-Coréen DigitalScent a mis au point une machine déjà installée dans certains aéroports qui vous concocte un parfum personnalisé en fonction de votre humeur et de vos préférences olfactives.
Une fois le paramétrage réalisé sur l'écran de la borne, cette dernière projette un souffle parfumé qui donne une idée du résultat final. Il est ensuite possible d'effectuer des modifications avant de se décider.
Une fois la commande passée, la machine produit, en quelques secondes grâce à l'IA, une fragrance presque unique, car elle a été retenue dans un éventail de plus de 1.150 combinaisons.
Le tout est contenu dans une petite fiole transportable, pour "3 à 4 dollars", selon une porte-parole.
Jeu, set, IA
Plusieurs startup ont présenté dans le Nevada des machines à balles nouvelle génération, dopées à l'intelligence artificielle.
Si la Singapourienne Sharpa propose déjà un robot humanoïde pongiste convaincant avec un temps de réaction de deux centièmes seulement, il n'existe pas sur le marché d'équivalent pour le tennis.
Le Chinois UBTech a bien mis en ligne, il y a quelques jours, une vidéo de son Walker S2 effectuant des échanges avec un humain, mais à une vitesse lente et sans vrais déplacements.
En outre, UBTech destine ses robots à l'industrie et non aux terrains de tennis et n'a, a priori, produit ce petit film que pour montrer l'agilité du Walker S2.
En attendant l'humanoïde qui montera au filet, une autre société chinoise, Tenniix, commercialise un robot qui envoie des balles jusqu'à 120 km/h. Il possède 10 coups différents, certains avec des effets, et même un lob qui monte à huit mètres de hauteur.
La version de base, pouvant contenir jusqu'à 100 balles, vous reviendra à 699 dollars, mais la plus complète, à 1.600 dollars, comprend des caméras et des roues qui lui autorisent des déplacements.
La machine va ainsi décrypter, grâce à l'IA, la trajectoire de votre coup droit décroisé, se rendre au point de passage de la balle et en renvoyer immédiatement une pour que le joueur ait l'impression de réaliser un échange.
"Il y a un vrai rythme", décrit Run Kai Huang, porte-parole de Tenniix, "comme si vous jouiez avec une vraie personne."
AFP/VNA/CVN



