>> Mondiaux de cyclisme : la France encore en argent sur le relais mixte
>> Mondiaux de cyclisme : Seixas, tous pour un
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| Remco Evenepoel, médaille d'or autour du cou (gauche) et Paul Seixas en bronze posent sur le podium après le contre-la-montre des Championnats du monde de cyclisme sur route le 20 septembre, à Montréal. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Un seul être vous manque et toutes les ambitions sont décuplées: le forfait de Tadej Pogacar, grandissime favori pour un troisième titre consécutif avant de chuter violemment à la Vuelta, a réveillé l'appétit d'une légion de prétendants, habitués aux places d'honneur et qui peuvent désormais rêver tout haut de gloire.
"Le coureur qui s'en va tout seul et gagne, il est absent. Évidemment, ça change totalement la course", synthétise le sélectionneur français Thomas Voeckler.
Remco Evenepoel, deuxième l'an dernier à Kigali, est le premier à voir la route s'ouvrir et avance comme le favori N°1, cinquante-deux ans après le sacre d'Eddy Merckx à Montréal.
L'enjeu est historique, car le tempétueux Belge peut devenir le premier coureur à gagner le chrono et la course en ligne dans une même édition, un immense exploit qu'il avait réussi aux JO-2024 de Paris.
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| Le Belge Wout van Aert de l'équipe Team Visma-Lease a Bike, à La Calahorra pendant La Vuelta, le 12 septembre. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Mais le champion du monde 2022 est loin d'être le seul à postuler sur un parcours usant de 270 km qui se termine par douze tours de circuit au Mont-Royal et qui peut convenir à pas mal de monde : des champions tous terrains comme lui, des grimpeurs, des puncheurs et des coureurs de classiques.
Wout Van Aert fait partie de cette dernière catégorie et sera le deuxième atout de l'équipe belge qui arrive avec une énorme pancarte dans le dos.
"Ca me galvanise"
Mais qui devra veiller à ce que ses deux superstars ne s'embrouillent pas comme en 2021 à Louvain où Julian Alaphilippe en avait profité pour filer vers son deuxième titre mondial.
Cinq ans plus tard, un autre Français prétend à la plus haute marche et n'a pas peur de le dire.
"L'objectif, c'est de gagner. Avec la forme que j'ai, ce serait une déception de faire autre chose", claque Seixas, 20 ans depuis jeudi 1er octobre, qui peut devenir le plus jeune champion du monde de l'histoire.
Excès de confiance? Il assume. "Je l'affirme parce que c'est vraiment ce qu'on souhaite. J'aime avoir cette petite pression supplémentaire. Ce n'est pas lourd. Au contraire, ça me galvanise".
Pour l'aider dans sa quête, le quatrième du Tour de France peut compter sur sept coéquipiers qui, comme l'explique Alex Baudin, sont prêt à se "tuer" pour lui.
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| Le Mexicain Isaac del Toro victorieux lors du contre-la-montre des Mondiaux de cyclisme le 20 septembre à Montréal au Canada. |
| Photo : VNA/CVN |
Pavel Sivakov, Bruno Armirail, Valentin Paret-Peintre, Jordan Jegat, Nicolas Prodhomme et Jordan Labrosse sont les autres gardes du corps du phénomène, un ensemble très solide qui a connu une préparation parfaite au Canada dans une ambiance détendue.
"Les Belges ont une super équipe, nous aussi. Mais l'erreur serait de se focaliser sur la Belgique", insiste Thomas Voeckler.
Seul ou rien ?
Des nations comme les États-Unis et l'Italie arrivent avec de gros collectifs. Le Britannique Tom Pidcock et le Néerlandais Mathieu van der Poel s'annoncent très forts.
Mais le principal adversaire de Seixas, outre Evenepoel, pourrait être un homme seul ou presque : Isaac Del Toro, vainqueur du GP de Montréal il y a deux semaines, qui débarque à la tête d'une sélection mexicaine modeste.
"Au final, je pense que ça joue à son avantage, prévient Sivakov, le coéquipier du Mexicain chez UAE. Car il n'aura pas besoin de contrôler et il sait se faire oublier. C'est un coureur prêt à perdre pour gagner. À Montréal, il a attendu longtemps pour faire le +jump+ dans la roue de Paul. Il faut avoir beaucoup de confiance pour faire ça".
Au Grand Prix, Del Toro avait rejoint et battu Seixas au sprint, et on peut penser que le Français, moins rapide que les autres favoris, est obligé d'arriver seul pour avoir une chance de devenir champion du monde.
"Dans une course aussi longue, ça dépend aussi de la fraîcheur en fin de course et Paul se sent vraiment bien", relativise Nicolas Prodhomme.
Mais Evenepoel, qui a désigné Del Toro comme son adversaire principal, est formel: "Paul est un super talent. Mais je pense que pour gagner ici, il doit arriver seul. Donc il faut que les Français durcissent la course".
Et c'est exactement ce qu'ils ont prévu de faire.
AFP/VNA/CVN




