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| L'équipe d'Espagne après le but de Lamine Yamal lors de la victoire de la Roja face à l'Arabie Saoudite en Coupe du Monde, à Atlanta, le 21 juin. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
La Roja a eu la gueule de bois après son triomphe sud-africain : elle a été éliminée dès la phase de groupes en 2014, puis deux fois au stade des huitièmes de finale, en 2018 par la Russie et en 2022 par Maroc, à chaque fois aux tirs au but.
Mais ne parlez pas de cette douloureuse série à Luis De La Fuente et ses joueurs.
"Ce sont des choses du passé. On se concentre sur le quotidien, sur le fait d'arriver le mieux préparé possible. L'équipe a beaucoup de confiance et a énormément d'enthousiasme à l'idée de faire un grand tournoi", a balayé le défenseur Alex Grimaldo au début du Mondial.
Fabian Ruiz, le milieu du PSG, a légèrement esquivé la question quand l'AFP lui a demandé, dans un entretien réalisé mardi 30 juin, si ces échecs répétés constituaient une pression supplémentaire.
"Ça va être un match difficile, l'Autriche est une bonne sélection qui a de bons joueurs. Nous avons vu qu'aujourd'hui n'importe quelle sélection peut battre l'autre", a-t-il estimé, après l'élimination de l'Allemagne par le Paraguay lundi 29 juin aux tirs au but (1-1, 4-3 t.a.b.).
"Je pense que nous sommes prêts et impatients d'aborder ce match", a néanmoins ajouté Ruiz.
En plus de briser le sort, la Roja va surtout devoir considérablement hausser son niveau même si l'Autriche, 23e au classement FIFA, est un adversaire largement à sa portée.
"Je crois que l'équipe s'est améliorée progressivement au fil des derniers matches", a encore assuré Fabian Ruiz, remplaçant deux fois sur trois matches.
Défense solide
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| Le défenseur espagnol Pau Cubarsi (gauche) et le latéral espagnol Marc Cucurella (droite), lors du match opposant l'Espagne à l'Uruguay, à la Coupe du monde 2026, à Zapopan, le 26 juin. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Mais force est de constater que la Roja est sur courant alternatif depuis le début du Mondial. Elle a buté sur les débutants du Cap-Vert (0-0) et peiné contre l'Uruguay (1-0), de chaque côté d'un match facilement gagné contre la faible Arabie saoudite (4-0).
Encore loin de leur meilleur niveau, les champions d'Europe ont bouclé une phase de groupes où, hormis la première période contre les Saoudiens, ils n'ont pas développé le jeu séduisant qu'on leur connaît.
Mais Luis De La Fuente, toujours au soutien de ses joueurs, s'appuie sur un point positif : une défense solide pour porter à 34 sa série de matches sans défaite – dans le temps réglementaire.
C'est la seule équipe, avec le Mexique, à ne pas avoir encaissé de buts en phase de groupes du Mondial, une première pour la Roja dans cette compétition.
Signe que Luis de la Fuente est satisfait de son arrière-garde, il a procédé à très peu de changements depuis le début du tournoi, alors qu'il cherche encore la bonne formule au milieu et en attaque.
D'ailleurs, la ligne offensive est le problème majeur auquel est confrontée la Roja.
Nico Williams forfait
Les inquiétudes portent sur la forme physique de ses ailiers, en particulier les deux flèches Lamine Yamal et Nico Williams, qui étaient attendues pour magnifier l'attaque comme lors de l'Euro il y a deux ans.
Yamal revient progressivement d'une blessure à la cuisse gauche et assure qu'il peut jouer la totalité du prochain match.
En revanche, Nico Williams, lui, a rechuté vendredi face à l'Uruguay. L'ailier gauche de 23 ans, entré en jeu moins d'un quart d'heure, souffre de nouveau d'une blessure musculaire, cette fois à l'adducteur droit. Il est forfait contre l'Autriche, tout comme sa doublure Victor Munoz (blessure musculaire) et l'ailier droit Yéremy Pino, touché à une clavicule.
C'est Alex Baena qui devrait remplacer Williams, même s'il est beaucoup moins percutant.
Les regards seront donc tournés, comme d'habitude, vers Yamal, le seul qui semble actuellement pouvoir créer des étincelles et amener du danger, avec l'attaquant Mikel Oyarzabal, s'il est dans un bon jour.
AFP/VNA/CVN




