>> Fiscalité : une réforme pour stimuler la croissance
Selon les données communiquées par Dang Ngoc Minh, directeur adjoint du Département des impôts, lors d’un séminaire organisé le 28 septembre, ces quelque 1.500 projets affichent un chiffre d’affaires supérieur à 750 millions d’euros et concernent principalement de grands groupes et des multinationales. Parmi ces projets, moins de 200 entreprises ont effectivement une obligation de paiement.
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| Dans une entreprise d'IDE implantée à Bac Ninh. |
| Photo : VNA/CVN |
Dang Ngoc Minh a indiqué que pour les entreprises qui bénéficiaient auparavant de taux préférentiels de 5% ou 10%, ou de réductions fiscales, le Vietnam applique désormais un taux de 15% dans le cadre de l’impôt minimum mondial.
Les recettes tirées de cet impôt au Vietnam se sont élevées à environ 16.500 milliards de dôngs en 2025. Elles contribuent au développement socio-économique tout en permettant de récupérer une partie des avantages fiscaux accordés auparavant.
Mai Xuân Thanh, directeur du Département des impôts, a souligné qu’après près de quatre décennies d’attraction des investissements étrangers, le secteur à capitaux étrangers était devenu une composante importante de l’économie vietnamienne, contribuant à la croissance, aux exportations, à l’emploi et aux transferts de technologies.
Dans cette nouvelle phase de développement, l’enjeu n’est plus seulement le volume des capitaux attirés, mais aussi leur qualité, leur efficacité et leur contribution au développement durable à long terme de l’économie.
Roux Eloïse, représentante de la délégation de l'Union européenne (UE) au Vietnam, a souligné que le Vietnam était un partenaire de longue date de l'UE, avec lequel les relations économiques se resserrent.
Selon elle, le Vietnam est attractif grâce à sa croissance économique, son marché intérieur en expansion, ses infrastructures, sa logistique, son orientation vers l'exportation et son vaste réseau d'accords de libre-échange. Les IDE de l'UE au Vietnam ont atteint environ 30,5 milliards de dollars à la fin de 2025.
Pour Dang Ngoc Minh, le choix du Vietnam comme destination d’investissement ne dépend plus autant qu’auparavant des politiques d’incitation.
À l’avenir, les incitations fondées sur les revenus ne seront plus adaptées. La politique d’attraction des IDE s’orientera davantage vers des aides couvrant certains coûts, notamment pour soutenir les technologies, favoriser les transferts de technologies et former la main-d’œuvre dans les secteurs industriels et de haute technologie.
Les incitations seront également liées aux résultats obtenus par les entreprises, notamment en matière de transfert de technologies et de formation de la main-d’œuvre, et devront être clairement précisées dès le départ dans leurs licences.
Pour assurer le suivi des engagements pris par les entreprises, il est nécessaire, selon Dang Ngoc Minh, de mettre en place une base de données commune. L’administration fiscale partagera les données sur les entreprises et la population avec les services du ministère des Finances et les autres organismes gouvernementaux. L’objectif est de permettre aux entreprises de déclarer leurs informations et leurs engagements, puis à l’administration fiscale d’en assurer le suivi et le contrôle a posteriori sur la base des résultats obtenus.
VNA/CVN


