Des investisseurs russes s’intéressent au marché immobilier vietnamien

Selon une analyse publiée récemment par le média russe spécialisé dans la finance, le commerce et l’économie RBC, l’intérêt des investisseurs russes pour le marché immobilier vietnamien est en hausse, notamment pour les projets immobiliers commerciaux tels que les bureaux et les centres logistiques.

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Selon le correspondant de l’Agence Vietnamienne d’Information (VNA) à Moscou citant RBC, le nombre de demandes de conseil de la part d’investisseurs russes sur la possibilité de développer des projets au Vietnam a augmenté en 2026.

Des experts estiment que cette tendance s’explique par la volonté de diversifier les investissements, les investisseurs russes commençant à rechercher de nouveaux marchés en Asie du Sud-Est, parallèlement à leurs destinations traditionnelles au Moyen-Orient.

L’intérêt des investisseurs russes pour le marché immobilier vietnamien est en hausse.
Photo : VNA/CVN

Le Vietnam est considéré comme présentant un potentiel important, son marché immobilier, notamment commercial, disposant encore de marges de développement par rapport à certains marchés de la région. Les relations entre le Vietnam et la Russie, ainsi que la possibilité de créer des entreprises à capitaux étrangers, constituent également des facteurs favorables aux investisseurs russes.

Les experts soulignent toutefois que le développement de projets immobiliers au Vietnam reste soumis à certaines exigences juridiques et financières, notamment en matière de fonds propres pour les promoteurs. Les investisseurs étrangers doivent également tenir compte des différences culturelles et linguistiques, des transferts de capitaux et de leur dépendance à l’égard de partenaires locaux.

Dans le secteur résidentiel, le courtier immobilier international Tranio indique que le nombre de demandes de clients russes souhaitant acheter des biens immobiliers au Vietnam a diminué de 39 % au cours des huit premiers mois de l’année par rapport à la même période de 2025. Cette baisse serait toutefois liée à un ajustement après la forte hausse de la demande enregistrée l’année précédente. Anna Larina, directrice du département de l’immobilier international et des resorts de NF Group, estime pour sa part que de plus en plus de Russes s’intéressent à l’achat de biens immobiliers au Vietnam.

Selon Tranio, le Vietnam présente plusieurs avantages par rapport aux marchés touristiques de la région, notamment des barrières à l’entrée relativement faibles, la reprise du tourisme et du transport aérien, ainsi que le développement de marchés côtiers comme Da Nang et Khanh Hoa. La communauté russe au Vietnam, de plus en plus importante, avec de nombreux résidents de longue durée et travailleurs à distance, pourrait également stimuler la demande d’appartements à l’achat ou à la location.

Les experts distinguent deux principaux segments du marché immobilier vietnamien : les grandes villes et les zones touristiques. Dans les grandes villes, les investisseurs s’intéressent généralement aux projets dès les premières phases de construction, dans l’espoir de bénéficier d’une hausse des prix à leur achèvement. Dans les zones touristiques, l’augmentation du nombre de visiteurs devrait soutenir la demande immobilière, même si tous les projets ne proposent pas des prix bas ni des rendements locatifs élevés.

Selon Tranio, les investisseurs étrangers doivent notamment prêter attention aux règles relatives à la propriété immobilière. Les étrangers ne peuvent acheter des logements que dans des projets commerciaux autorisés à les vendre à cette catégorie d’acquéreurs, et la propriété immobilière ne donne pas automatiquement droit à un séjour de longue durée. Le droit de séjour pour les investisseurs passe par un apport en capital dans une entreprise au Vietnam, avec une durée et un montant d’investissement définis par la réglementation. À titre d’exemple, un permis de trois ans est accordé pour un investissement d’au moins 3 milliards de dôngs (environ 120 000 dollars), tandis qu’un permis de dix ans est accordé pour un investissement d’au moins 100 milliards de dôngs (environ 4 millions de dollars).

VNA/CVN

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