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Le FMI a publié un rapport imprévu, réduisant de 2,5% à 0% ses prévisions pour la croissance grecque cette année, et encore sans tenir compte de la mise sous contrôle des capitaux depuis le 29 juin en Grèce.
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Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis (centre), le 28 juin à Athènes. |
Photo : AFP/VNA/CVN |
Il a imputé la situation aux changements politiques survenus "plus tôt cette année" dans ce pays, dans une allusion à l'arrivée au pouvoir du parti de la gauche radicale Syriza fin janvier.
Pour ajouter à la confusion, le FMI a prédit que la Grèce aurait besoin d'une nouvelle aide européenne de 36 milliards d'euros dans les trois ans, même si elle acceptait dimanche 28 juin le plan des créanciers soumis à référendum, et d'une forte restructuration de sa dette, dont l'UE devrait alors supporter la charge.
Le porte-parole du gouvernement grec, Gabriel Sakellaridis, a voulu considérer le verre à moitié plein, notant que "le rapport du FMI donne pleinement raison au gouvernement grec" au sujet de la dette.
Il a considéré ce rapport comme "un échec" des plans d'aide à la Grèce, en vigueur depuis 2010, et qui se sont terminés mardi 30 juin en catastrophe, par le non-paiement d'une somme de 1,55 milliard d'euros due au FMI.
La campagne éclair pour ce référendum, annoncé le week-end dernier, a ainsi vraiment débuté le 2 juillet, par cette pression sur le gouvernement.
La question posée aux Grecs le 28 juin est simple en apparence : êtes-vous d'accord avec la proposition des créanciers faite en date du 25 juin?
Pour le gouvernement, qui n'a aucune intention de sortir de la zone euro, un non servirait surtout à être "mieux armé" pour la poursuite des négociations avec les créanciers.
Mais ces derniers soutiennent qu'un non équivaudrait à un choix contre l'euro, de quoi impressionner des Grecs déjà très inquiets de la situation.
Même le président français François Hollande, parmi les plus compréhensifs pourtant, a estimé que si le non l'emportait, on entrerait "dans une forme d'inconnu".
"La situation se dégrade en raison du comportement du gouvernement grec", a martelé le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem.
"Selon moi, la Grèce ne sortira pas de l'euro, elle fera tout pour parvenir à un accord", a toutefois pronostiqué le 2 juillet le chef du gouvernement italien Matteo Renzi. "Quoi qu'il arrive, la Grèce devra retourner à la table des négociations et négocier un programme d'aide", a-t-il ajouté.
AFP/VNA/CVN