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| Vue de la conférence internationale intitulée "Les institutions supérieures de contrôle des finances publiques dans un monde en mutation : vision, cadre institutionnel et innovation", le 27 octobre à Hanoï. |
| Photo : Dô Binh/VNA/CVN |
L’Audit d’État du Vietnam (SAV) doit faire évoluer ses approches, perfectionner son cadre institutionnel, adopter des technologies de pointe et renforcer ses effectifs pour relever les nouveaux défis de l’audit public, a affirmé, le 27 octobre, Nguyên Thi Hông, vice-présidente de l’Assemblée nationale.
Elle s’exprimait lors d’une conférence internationale intitulée "Les institutions supérieures de contrôle des finances publiques dans un monde en mutation : vision, cadre institutionnel et innovation". L’événement, qui s’est tenu à Hanoï, a réuni des représentants d’institutions supérieures de contrôle des finances publiques (ISC), des décideurs politiques, des experts et des universitaires.
Mme Hông a souligné qu’en plus de trois décennies, le SAV a renforcé son rôle dans l’audit et la surveillance de la gestion et de l’utilisation des finances et des actifs publics, contribuant ainsi à la discipline financière, à la lutte contre la corruption et à une gouvernance plus transparente et plus efficace.
Adoption des technologies
L’audit public à l’échelle mondiale a évolué, dépassant le simple contrôle de conformité financière pour soutenir l’élaboration des politiques macroéconomiques, alerter précocement sur les risques systémiques et améliorer la valeur publique, a-t-elle déclaré.
L’intelligence artificielle (IA), l’analyse des mégadonnées, les systèmes d’information géographique, l’imagerie satellitaire et l’audit en temps réel transforment les méthodes d’audit. Parallèlement, les actifs numériques, les bases de données nationales, la finance verte, les obligations vertes et les programmes de lutte contre le changement climatique engendrent de nouveaux besoins pour les institutions supérieures de contrôle (ISC).
La vice-présidente de l’Assemblée nationale a indiqué que 2026 serait une année charnière pour l’auditeur d’État, qui élaborera sa stratégie à l’horizon 2035, avec une vision à l’horizon 2045, et révisera la loi sur l’audit d’État en vue d’éventuelles modifications.
Cela représente une occasion importante de s’appuyer sur l’expérience et les bonnes pratiques internationales pour améliorer le cadre institutionnel, renforcer l’efficacité des recommandations d’audit, accélérer la transformation numérique et étendre l’audit à de nouveaux domaines tels que la finance verte, l’environnement, la cybersécurité, les données publiques et le développement durable, a ajouté Mme Hông.
Dans un message vidéo, Mohamed el-Faisal Youssef, président de l’Autorité égyptienne de la responsabilité et de l’Organisation internationale des institutions supérieures de contrôle des finances publiques (INTOSAI), a souligné que l’efficacité de l’audit public repose sur l’indépendance des institutions, des mandats juridiques clairs, l’accès à l’information et des mécanismes de suivi de la mise en œuvre des recommandations d’audit.
Face à la complexité croissante des décisions publiques et à l’interdépendance grandissante des risques, les institutions supérieures de contrôle des finances publiques doivent aller au-delà de la simple détection des irrégularités et s’attacher à identifier les causes profondes, analyser les tendances émergentes et émettre des alertes précoces afin de protéger les ressources publiques et d’améliorer la mise en œuvre des politiques, a-t-il déclaré.
Anticipation des risques émergents
K. Sanjay Murthy, contrôleur et auditeur général de l’Inde et président de l’Organisation asiatique des institutions supérieures de contrôle des finances publiques (ASOSAI), a déclaré que l’audit de nouvelle génération devrait aider les gouvernements à identifier les risques dès leur apparition, plutôt que de se limiter à expliquer des défaillances passées.
Aucune institution supérieure de contrôle des finances publiques (ISC) ne peut, seule, se préparer pleinement aux défis futurs, car la dette publique, le changement climatique et la transformation numérique transcendent les frontières nationales. La coopération, l’apprentissage mutuel et le partage d’expériences sont donc essentiels pour renforcer leurs capacités institutionnelles et la responsabilité publique à l’échelle mondiale, a-t-il ajouté.
Nguyên Huu Nghia, auditeur général de l’Audit d’État du Vietnam (SAV), a qualifié la conférence de forum permettant aux dirigeants d’ISC, aux autorités et aux experts d’échanger sur les défis liés à la transformation numérique, à l’intelligence artificielle et au "big data", afin d’élaborer des solutions.
Il a souligné que les ISC doivent adapter leurs missions, leurs méthodes de travail et leurs structures opérationnelles à l’évolution du contexte et aux attentes croissantes du public, tout en renforçant leur statut juridique, leur indépendance, leur transparence et leur obligation de rendre des comptes, et en améliorant la gestion des ressources publiques.
Après 32 années de développement, le SAV - un organe constitutionnel établi par l’Assemblée nationale - a apporté une contribution substantielle au développement du Vietnam. Il mène actuellement des réformes globales portant sur son cadre juridique, sa structure organisationnelle et ses activités, a-t-il précisé.
M. Nghia a réaffirmé l’engagement du Vietnam à contribuer activement aux travaux de l’INTOSAI, de l’ASOSAI et de l’ASEANSAI (Organisation des institutions supérieures de contrôle des finances publiques de l’ASEAN), et à collaborer avec ses partenaires pour bâtir une communauté d’audit professionnelle, transparente et efficace, au service du développement durable.
VNA/CVN



