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| La patiente a été admise pour une douleur thoracique soudaine et une dyspnée persistante depuis trois jours, même lors d’un effort physique minime. |
| Photo : BVCC/CVN |
Le sinus de Valsalva, situé juste au-dessus de la valve aortique, se rompt rarement ; cette pathologie ne touche qu’environ 0,09% de la population. Cependant, une fois rompue, la situation peut évoluer rapidement et entraîner une insuffisance cardiaque aiguë en l’absence de traitement rapide.
La patiente a été admise pour une douleur thoracique soudaine et une dyspnée persistante depuis trois jours, même lors d’un effort physique minime. Une échocardiographie transthoracique réalisée en urgence a révélé un flux sanguin anormal de l’aorte vers l’oreillette droite, confirmant ainsi la rupture du sinus de Valsalva.
Le Dr Lê Van Tuyên, cardiologue au CIH, a expliqué que la rupture d’une valve aortique dans l’oreillette droite crée un shunt gauche-droite à haute pression, provoquant une surcharge volumique importante du cœur droit et conduisant rapidement à une insuffisance cardiaque.
"Un diagnostic précoce et une intervention rapide sont essentiels, car les patients peuvent développer une hypertension pulmonaire et une insuffisance cardiaque sévère en très peu de temps", a-t-il précisé.
Un examen plus approfondi par échocardiographie transœsophagienne a permis aux médecins d’évaluer précisément la taille et la localisation de la rupture, ainsi que sa relation avec la valve aortique, fournissant ainsi des informations indispensables à l’élaboration du plan de traitement.
Au lieu d’une chirurgie à cœur ouvert classique, qui nécessite une circulation extracorporelle et une convalescence prolongée, l’équipe médicale a opté pour une intervention percutanée mini-invasive en raison d’une anatomie favorable et de résultats d’imagerie favorables.
Par voie fémorale, les cardiologues interventionnels ont mis en place un dispositif d’occlusion pour fermer le shunt anormal entre l’aorte et l’oreillette droite, en prenant soin de ne pas endommager la valve aortique ni les artères coronaires.
Après l’intervention, les symptômes de la patiente ont rapidement disparu. Elle a pu marcher et reprendre ses activités normales le jour même et est sortie de l’hôpital après une journée de surveillance.
En prenant en charge avec succès des pathologies cardiaques à haut risque, le CIH réaffirme son leadership en cardiologie avancée, grâce à une approche thérapeutique moderne axée sur la réduction des traumatismes opératoires et l'optimisation des suites de soins.
VNA/CVN


