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| La COP 31 d’Antalya, en Turquie, se tiendra du 9 au 20 novembre 2026. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
La COP30 qui s'est tenue en novembre 2025 dans la ville amazonienne de Belem s'était conclue par un accord ne mentionnant pas explicitement les combustibles fossiles, en raison de l'opposition des principaux producteurs.
En guise de compensation, la présidence brésilienne du sommet avait proposé de promouvoir une feuille de route distincte et volontaire pour sortir des énergies fossiles pour les pays désireux de s'y associer. Le document a été publié mardi 3 novembre, avec une autre feuille de route contre la déforestation.
La transition est "nécessaire, urgente et cependant possible" mais "il n'existe pas de solution unique à ce puzzle complexe", préviennent les auteurs en préambule du texte de 182 pages.
Le document ne cite aucun pays en particulier mais se veut une boîte à outils pour que chacun d'entre eux puisse évaluer ses propres enjeux concernant la demande et la production d'énergies fossiles.
"La situation du Brésil est très différente de celle du Guyana, de la Norvège, des États-Unis ou du Canada", a souligné lors d'une présentation à la presse Ana Toni, directrice générale de la COP30.
Plutôt qu'une "réponse unique", le document propose ainsi différents "archétypes" reflétant les différentes situations des pays avec des "leviers" différents.
"Les pays diffèrent dans la vitesse à laquelle ils peuvent progresser et dans le soutien dont ils ont besoin mais chacun gagne à planifier immédiatement sa transition hors des carburants fossiles", juge la présidence brésilienne.
Elle propose un calendrier avec une première étape d'ici à 2028, suggérant aux pays d'élaborer leurs feuille de routes à cette échéance.
"Il revient désormais à la présidence de la COP31 de poursuivre le travail accompli par le Brésil et aux pays - y compris le Brésil - de présenter leurs propres plans pour développer des feuilles de route nationales", a commenté Katrine Petersen, du groupe de réflexion E3G.
La présidence turque de la COP31 a pour sa part choisi d'aborder le problème par un autre versant, souhaitant réunir les pays volontaires autour d'un objectif d'augmenter la part de la demande énergétique finale fournie par l'électricité d'un peu plus de 20% aujourd'hui à 35% d'ici à 2035.
AFP/VNA/CVN




