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| Une tour solaire à la centrale solaire Atlantica Yield à Sanlúcar la Mayor, en Espagne, le 27 février. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
État des lieux sur la part des énergies fossiles dans le mix énergétique mondial.
Les énergies fossiles dominent toujours
L'approvisionnement mondial en énergie a augmenté de 1,7% en 2025, selon le rapport annuel de The Energy Institute, un organisme professionnel basé au Royaume-Uni.
Les énergies renouvelables ont été le moteur de cette croissance, mais l'offre de pétrole, gaz et charbon a aussi augmenté sur la période, note l'étude. Et les énergies fossiles conservent "leur position dominante, représentant 86% de l'approvisionnement énergétique total".
L'Agence internationale de l'énergie (AIE) évalue, elle, à 81% la part d'énergies fossiles dans le mix énergétique mondial en 2024 (30% de pétrole, 28% de charbon, 23% de gaz).
Aux États-Unis, principal producteur mondial de gaz et de pétrole, ces deux ressources représentaient chacune 36% du mix énergétique en 2024, et le charbon environ 10%, selon l'AIE.
En Chine, qui consomme plus d'un quart de l'énergie mondiale, le mix reposait à 60% sur le charbon, 18% sur le pétrole et 8% sur le gaz.
En Europe, avec 45% de son énergie provenant du nucléaire en 2025, contre 26% du pétrole et 11% du gaz, la France se distingue de son voisin allemand, qui se repose à 35% sur le pétrole, 28% sur le gaz et 15% sur le charbon, selon l'AIE.
Difficile transition
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| La centrale électrique au charbon de la ville d'Obilic, en Allemagne, le 10 avril. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Les énergies renouvelables croissent rapidement, notamment du fait de l'électrification des usages.
En 2025, la production d'électricité solaire dans le monde a ainsi bondi de 28% et représente désormais 8,5% de la production électrique, rattrapant presque l'éolien et le nucléaire, selon un rapport de l'AIE sur l'électricité paru en juillet.
Mais "si on doit parler de transition, il faut vraiment spécifier que c'est sur la partie électricité", souligne-t-il.
Cette dernière représente 23% de la consommation finale d'énergie dans le monde, selon les dernières données de l'AIE. Elle reste issue principalement des énergies fossiles - du charbon (34%) et du gaz (22%) - les renouvelables apportant 34%.
Si la croissance des renouvelables peut faire espérer un dépassement du pic de la demande en charbon - principal contributeur aux émissions de CO2 d'origine humaine - d'ici 2030, "ce n'est pas la même dynamique dans le gaz et le pétrole", nuance Jean-Baptiste Fressoz, chercheur au CNRS et historien de l'énergie.
"L'idée que l'envol d'une énergie va produire la diminution symétrique des autres énergies est une vue de l'esprit", ajoute M. Fressoz.
Selon le dernier rapport annuel de l'AIE, dans le scénario basé sur les politiques actuelles, la demande de charbon commence à se replier avant la fin de cette décennie, mais celle de pétrole et de gaz continue à croître jusqu'en 2050 (de respectivement 13% et 30% entre 2024 et 2050).
AFP/VNA/CVN




