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| Des deux-roues circulent au milieu d'un épais brouillard de pollution à New Delhi, le 27 décembre 2025 |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Entrées en vigueur dimanche 1er novembre, ces mesures comprennent un doublement des frais de stationnement et le recours au télétravail dans les secteurs public et privé afin de limiter les émissions dues à la circulation automobile.
Les autorités vont également interdire l'accès à la capitale aux véhicules qui ne respectent pas les normes d'émission en vigueur, tandis qu'une interdiction immédiate de toute activité de démolition et de construction en plein air générant de la poussière a été instaurée.
"A partir du 1er novembre... le plan d'action hivernal de Delhi entre en vigueur avec des contrôles de pollution plus stricts, une application renforcée et une surveillance 24h/24 et 7j/7", a indiqué le bureau de la ministre en chef Rekha Gupta dans un communiqué.
"Nous demandons à tous les habitants de Delhi de suivre les consignes et de contribuer à rendre l'air de Delhi plus propre et plus sain", a-t-elle ajouté.
Interdiction du brûlage des déchets
Ces dernières semaines, les autorités ont déjà mis en place des mesures, dont l'interdiction du brûlage des déchets, et ont imposé des restrictions aux vendeurs de nourriture utilisant du charbon ou du bois comme combustible.
Jusqu'à présent, les mesures adoptées ces dernières années se sont révélées peu efficaces pour lutter contre la chape de pollution qui recouvre la mégapole de 30 millions d'habitants entre novembre et janvier, période durant laquelle les températures plus fraîches maintiennent les polluants près du sol.
Cet épais brouillard toxique est généré par les usines, la circulation automobile, auquel s'ajoutent chaque hiver les fumées des brûlis agricoles provenant des régions environnantes et les centrales électriques au charbon.
Selon le ministère indien de l'Environnement, les véhicules sont responsables de 23% de la pollution hivernale à Delhi et le brûlage de matières organiques 20%.
Les concentrations de PM2,5 dépassent souvent 20 fois le seuil recommandé par l'Organisation mondiale de la Santé et ont atteint un pic de 846 microgrammes par mètre cube l'an dernier, soit 56 fois le seuil quotidien maximal recommandé par l'OMS.
Dimanche 1er novembre, le niveau de PM2,5 a atteint 201 microgrammes, soit plus de 13 fois la limite, selon un organisme de surveillance de la qualité de l'air.
Selon un rapport publié en 2023 par la revue médicale britannique The Lancet, plus de 7% des décès dans les 10 plus grandes villes du pays sont liés à la pollution de l'air.
AFP/VNA/CVN



