>> Le Cambodge et la France préparent la 3e édition du Forum d’affaires
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| Des outils intégrant l’intelligence artificielle (IA) permettant d’échanger des visages, de modifier les arrière-plans et de créer de fausses images. |
| Photo : Son Hên/VNA/CVN |
Cet accord fait suite à des réunions tenues fin octobre à Paris entre Chhay Sinarith, Julie Le Saos, conseillère Asie, Océanie et Amériques du président français, ainsi que des représentants des ministères français des Affaires étrangères et de l'Intérieur.
Dans un entretien accordé à RFI Khmer à Paris, Chhay Sinarith a souligné la volonté commune des deux pays d'élargir leur coopération et de se soutenir mutuellement face aux escroqueries reposant sur les technologies.
Il a indiqué que les enquêtes menées au Cambodge avaient permis d'identifier environ 97 réseaux criminels organisés opérant dans le pays, impliqués dans des escroqueries en ligne et le blanchiment d'argent à travers des entreprises légales. Une centaine d'autres réseaux ont également été repérés à l'étranger. Ces réseaux impliqueraient des ressortissants étrangers originaires de près de 40 pays.
Dans le cadre de la campagne de répression en cours, les autorités cambodgiennes ont fermé 86 grands centres d'escroquerie et les ont placés sous contrôle de l'État. Au total, 529 affaires ont été transmises aux tribunaux et 5.778 personnes sont actuellement détenues.
Selon Chhay Sinarith, les enquêtes portent notamment sur les réseaux criminels organisés, les activités d'escroquerie, les actes de maltraitance pouvant aller jusqu'à la torture, les détentions illégales, le recrutement de victimes et le blanchiment d'argent. Malgré la fermeture des grands centres, des activités frauduleuses de moindre ampleur continuent d'apparaître presque quotidiennement, notamment dans les provinces de Preah Sihanouk et de Banteay Meanchey, y compris dans la ville de Poipet, ainsi qu'à Phnom Penh.
Il a affirmé que le gouvernement cambodgien ne tolérerait aucune forme d'escroquerie en ligne, quelle qu'en soit l'ampleur. Il a également mis en garde les propriétaires immobiliers contre la mise à disposition de leurs biens à des groupes criminels. Ceux qui leur permettent délibérément d'utiliser leurs propriétés s'exposent à des sanctions légales, pouvant aller jusqu'à la confiscation de leurs biens.
VNA/CVN

