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| Des automobilistes passent devant un panneau d'affichage anti-américain faisant référence au président Donald Trump et au détroit d'Ormuz, place Valiasr à Téhéran, le 2 mai. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Selon le dernier rapport de S&P Global sur l’indice PMI (indice des directeurs d’achat) du secteur manufacturier malaisien, l’indice corrigé des variations saisonnières a fortement progressé, passant de 50,7 en mars à 51,6 en avril. Il s’agit du deuxième mois consécutif au-dessus du seuil neutre de 50,0, signalant une amélioration globale des conditions d’activité. La croissance de la production a ainsi atteint son rythme le plus rapide depuis décembre 2021.
Toutefois, S&P Global note que ce rebond n'est pas uniquement dû à la demande. En effet, les fabricants et leurs clients ont activement constitué des « stocks de sécurité », achetant d'importants volumes pour se prémunir contre d'éventuelles pénuries et hausses de prix liées aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Cette course aux stocks a eu un impact significatif sur les coûts pour les entreprises comme pour les consommateurs. L’inflation des coûts des intrants a atteint son plus haut niveau en 45 mois, sous l’effet de la flambée des prix de l’énergie et des matières premières. Les fabricants ont répercuté ces hausses sur leurs clients, entraînant une augmentation des prix de vente à un niveau record dans l’histoire de l’enquête.
Le conflit a également fortement perturbé la logistique mondiale, les délais de livraison des fournisseurs s'allongeant à leur plus haut niveau depuis près de quatre ans. Si la demande intérieure s'est renforcée grâce à l'augmentation des achats des consommateurs locaux, la demande extérieure s'est affaiblie. Les nouvelles commandes à l'exportation ont diminué pour le deuxième mois consécutif, reflétant la faiblesse de la demande des acheteurs étrangers dans un contexte d'incertitude géopolitique.
Pour répondre à la hausse de la production, les industriels malaisiens ont intensifié leurs recrutements, enregistrant le rythme de création d’emplois le plus élevé depuis le début de l’année. Malgré cette hausse des effectifs, les carnets de commandes ont continué de s’allonger légèrement en raison de pénuries persistantes de matières premières.
Cependant, malgré l’expansion de la production et de l’emploi, la confiance des entreprises demeure fragile. L’optimisme des industriels est tombé à son plus bas niveau en huit mois, pénalisé par l’évolution incertaine de la crise au Moyen-Orient.
Maryam Baluch, économiste chez S&P Global Market Intelligence, indique que les dernières données montrent clairement l’impact du conflit sur l’activité industrielle. La constitution de stocks a fortement soutenu la production, notamment via l’augmentation des stocks de produits finis, tandis que les clients ont adopté des comportements similaires, favorisant une reprise des nouvelles commandes en avril.
Elle ajoute que les perspectives du secteur dépendront en partie de l’évolution de la situation au Moyen-Orient, tout en soulignant que les données actuelles mettent en évidence les efforts des industriels pour atténuer les effets de la crise.
VNA/CVN



