La Bourse de Paris éteinte avant Noël

La Bourse de Paris a terminé la semaine en petite baisse de 0,20%, après une séance calme où quelques données macroéconomiques ont été publiées tandis que les cas de COVID en Chine pesaient sur le luxe.

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La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris.
Photo : AFP/VNA/CVN

L'indice vedette CAC 40 a reculé de 13,07 points à 6.504,90 points. Jeudi 22 décembre, il avait terminé en baisse de 0,95%, mais sur la semaine la place parisienne prend néanmoins 0,81%.

La semaine a connu quelques remous après de bonnes et de mauvaises nouvelles sur les fronts macroéconomique et microéconomique.

Par rapport à une fin d'année habituelle, "le mois de décembre a été plutôt agité en raison de l'actualité", note Alexandre Baradez, analyste d'IG France qui cite en plus des réunions des banques centrales le dernier indicateur d'inflation PCE "qui arrive aujourd'hui, la veille de Noël".

Selon cet indice, la hausse des prix a nettement ralenti en novembre aux États-Unis, tombant à 5,5% sur un an contre 6,1% en octobre, un chiffre conforme aux attentes des analystes.

Et sur un mois, la hausse n'est que de 0,1%, quand elle était de 0,4% en octobre.

Toujours concernant les bonnes nouvelles, la confiance des consommateurs, selon l'université du Michigan, a rebondi plus qu'attendu en décembre et leurs anticipations d'inflation baissent, selon M. Baradez.

Mais d'un autre côté, la consommation a augmenté de 0,1% sur un mois en novembre, moins que prévu par les économistes (+0,2%), ce qui s'explique, selon Oxford Economics, par la remontée brutale des taux d'intérêt et le rythme toujours élevé de l'inflation.

"Le marché ne sait pas trop sur quel pied danser, les données macroéconomiques sont très négatives mais la Réserve fédérale n'est pas encore prête" à adoucir son resserrement monétaire, commente Alexandre Baradez.

Selon l'expert, "le marché attend des signaux de la part de la Fed, disant qu'elle constate des progrès concernant l'inflation", ce qui ouvrirait la porte à un changement de direction de sa politique monétaire.

La Bourse de Paris est désormais fermée pour trois jours, le 26 décembre étant traditionnellement férié pour la place parisienne.

Le luxe toussote

Les valeurs du luxe ont été pénalisées par l'explosion des cas de COVID en Chine, "conséquence attendue de la réouverture du pays" après deux années de politique zéro-COVID, souligne Alexandre Baradez.

LVMH a perdu 1,49% à 673,80 euros, Hermès 1,47% à 1.443 euros et Kering 0,66% à 471,95 euros.

Stellantis et Engie mettent une roue dans l'hydrogène

Stellantis (+0,61% à 13,19 euros) est entrée en négociation exclusive afin de prendre une participation au capital de Symbio, co-entreprise de Faurecia (+3,08% à 13,91 euros) et Michelin (+2,19% à 26,61 euros) dans le domaine de l'hydrogène, a indiqué le constructeur automobile vendredi dans un communiqué.

Hydrogen Refueling Solutions (HRS) a progressé de 7,41% à 22,04 euros après avoir annoncé jeudi soir un partenariat commercial et technologique avec l'énergéticien Engie pour développer des projets en lien avec l'hydrogène. L'action Engie a cédé 0,24% à 13,58 euros.

Du mouvement dans l'assurance

La branche assurance du Crédit Agricole (+0,16% à 9,77 euros) et la banque italienne Banco BPM ont signé un protocole d'accord pour la mise en place d'un partenariat bancassurance de long terme, selon un communiqué de la banque française vendredi 23 décembre.

AFP/VNA/CVN

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